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Mini-guide de survie à la fac

Cogiter - 06 jan 2018 - 1 commentaire

Comme je le disais dans mon article sur ma bucket list, j’ai repris mes études il y a quelques mois. Je suis en L1 de psychologie dans une fac d’orientation psychanalytique, une formation que je suis par passion. Ayant déjà fait des études par le passé, je me demande parfois pourquoi je m’inflige à nouveau des révisions et des examens… Mais en même temps ces études m’apportent énormément ! Je crois que je n’ai jamais été aussi motivée pour apprendre et mieux réviser fait définitivement partie de mes bonnes résolutions pour cette année.

C’est la première fois de ma vie que je fréquente la fac, en grande partie parce qu’on m’a toujours dit que ce n’était pas fait pour moi. Effectivement, je pense que la personne que j’étais à 18 ans aurait eu beaucoup de difficultés à s’adapter. Mais aujourd’hui c’est exactement ce qui me convient : peu d’heures de cours mais beaucoup d’heures de travail personnel, une grande autonomie accordée aux étudiant-e-s, des profs passionnant-e-s et passionné-e-s, une superbe BU avec un étage entier consacré à la psychologie, un campus très ouvert voire militant (je ne compte plus le nombre de stickers ou tags pro-vegan et pro-féministe sur les murs)… J’ai également la chance d’être dispensée d’assiduité aux TD car je travaille à côté, ce qui me laisse plus de temps pour moi et me soulage de quelques examens en moins.

Evidemment, il y a quand même des inconvénients au fonctionnement de la fac, qui n’est pas réputée pour son organisation parfaite par exemple. D’un point de vue purement personnel, je rencontre deux principales difficultés : 1) la sensation d’isolement car nous sommes une grande promotion et je ne suis pas la personne la plus sociable du monde (la différence d’âge n’aidant pas) et 2) le bruit, quasi-permanent dans les couloirs et dans les amphis. J’ai aussi quelques difficultés à comprendre l’organisation de la fac, même si la responsable pédagogique est assez réactive. Par exemple je n’ai toujours pas saisi le système de crédits et de rattrapage.

En tout cas, mes études me plaisent tellement que je me retrouve à 28 ans à adopter une méthodologie de travail, chose qui m’était jusque là quasiment inconnue. Voici donc mon mode de fonctionnement pour vivre au mieux cette reprise d’étude, sachant que les tips données ici s’applique à peu près à toutes les formations et les écoles.

La prise de notes

Avoir de quoi noter (la base tu me diras)

J’utilise mon laptop, un Lenovo Yoga léger qui fait aussi tablette (avec un écran tactile super pratique) car je suis plus rapide sur clavier que sur papier. J’essaie de ne pas me connecter au Wi-Fi de la fac pour ne pas me déconcentrer. Pour les schémas et autres prises de note (exposé d’élèves, exercices à faire en cours…) j’utilise l’outil OneNote, qui est gratuit et très intuitif. Pour les adeptes du cahier-A4-spirales-grand-carreaux, vous pouvez utiliser la méthode Cornell qui a l’air très efficace.

Noter tout de suite les dates et les échéances importantes

J’ai pour cela un petit agenda Moleskine consacré exclusivement à mes études et que je garde dans mon sac avec un stylo. J’y note les dates de rendus des devoirs, des deadlines pour les lectures et bien sûr des partiels. Une fois chez moi je le reporte sur mon Google Agenda.

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Les révisions

Relire son cours régulièrement

Connaissez-vous la courbe de l’oubli ? Dans l’idéal, il faudrait relire ses notes 1 jours après, 1 semaine après puis 1 mois après : cela évite que le contenu du cours tombe dans les méandres du cerveau. Bon j’ai encore du mal à appliquer ce principe, mais comme j’ai constaté durant mes révisions de fin de semestre que j’avais oublié énormément de choses, je compte bien être plus assidue de ce côté-là par la suite !

Ne pas s’y prendre au dernier moment pour réviser

Oui, tout le monde le dit depuis le collège et c’est toujours aussi relou. Mais réviser la veille des partiels c’est beaucoup de stress en plus et beaucoup d’efficacité (et de temps) en moins. C’est pourquoi je me fais un planning des révisions sur mon agenda en ligne, qui sera certes ajusté en cours de route, mais qui me donne une ligne directrice stimulante. Essayez de voir quand vous êtes le/la plus productif/ve : le matin au réveil ? le soir après votre douche ? après avoir couru ?

S’entraider

Il est stratégique de se constituer un petit cercle d’étudiant-e-s pour faire les travaux de groupe, réviser, se poser des questions, se prêter des livres, se faire passer des infos sur les examens… A plus grande échelle, on peut créer un dossier partagé (Google Drive, Dropbox…) avec la prise de notes. C’est ce que fait ma promo et ça fonctionne super bien ! Nous avons aussi un groupe Facebook très actif où l’on s’échange toutes sortes d’informations.

Garder sa motivation et sa concentration

Ce n’est pas toujours facile de se mettre au travail lorsqu’il fait beau dehors ou que la dernière saison de Black Mirror est sortie. A titre personnel (mais je suis un peu bizarre), rien ne me motive plus que de consulter des ressources sur les études, que ce soit des livres sur la productivité, un blog sur les études, ou de belles images façon « study inspo »… D’ailleurs j’aime beaucoup le tumblr d’EmmaStudies et le compte Instagram de Thomreads. Si cela vous aide, vous pouvez développer l’aspect esthétique à vos fiches de révision. Enfin, pour rester concentrée j’utilise Forest, une application mobile qui fait pousser des petits arbres virtuels mais qui les tue (snif) si vous utiliser votre portable. Vous pouvez trouver d’autres idées dans cet article sur mes apps préférées. Enfin, ça peut paraître simpliste, mais le meilleur moyen d’être motivé c’est d’étudier ce que l’on aime.

Apprendre de façon ludique (et en fonction de son type de mémoire)

J’ai une mémoire très visuelle, et j’ai besoin de visualiser les choses pour apprendre. Du coup, en plus de passer mon temps à faire des schémas et checker la tête des chercheurs en sciences humaines, regarder des vidéos pédagogiques fonctionne très bien chez moi. J’essaie aussi de développer des moyens mnémotechniques en rapport avec le visuel : je crée des « persona » qui vont incarner les notions importantes avec des caractéristiques physiques. De temps en temps, quand je n’arrive pas à mémoriser mes cours, je fais du mind mapping. Si vous êtes plutôt auditif/ve, vous pouvez écouter des podcasts ou essayer d’expliquer des concepts de vos cours à une personne.
Et si vous n’avez personne sous la main pour vous faire réviser, ou que vous êtes très visuel-le, je vous conseille vivement le site Quizlet : il permet de créer et partager ses quiz, mais surtout de s’auto-interroger dessus de façon plus ou moins ludique.

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Et le bien-être dans tout ça ?

Se créer des rituels

Une des choses que j’adore dans mes périodes de révision, c’est ma petite routine tranquille. Je me lève à heure fixe (9 heures), j’écris dans mon journal des rêves (je vous en reparlerai sûrement), je promène Soba ce qui m’aère un peu les neurones, je me douche et je m’habille de façon confortable : pas de pyjama mais un T-shirt ample avec un legging. Je me fais un smoothie, un café et je range un peu mon bureau. J’allume ma super lampe de luminothérapie, reçue à mon anniversaire et qui me faisait très envie depuis que Coline en a parlé sur son blog. Je commence à réviser à 10 heures.

Affronter l’amphi

Si je mets le minimum d’affaires dans mon sac afin de voyager léger, j’emmène toujours des snacks (pomme, barre de céréales, cookie…) car je suis sujette à l’hypoglycémie, ce qui en plus d’être très désagréable, fait totalement chuter mon aptitude à travailler. En tout temps, j’emmène une gourde d’eau et lorsque les cours ont lieu le matin, je prends aussi mon thermos adoré. Et lorsque les températures baissent, je m’enveloppe dans ma grande écharpe-plaid. Enfin, pour éviter les bruits dans les couloirs et en début de cours, je porte mon casque audio avec réduction de bruit. Pour plus d’info, ces deux derniers objets sont présents dans ma wishlist sur l’hypersensibilité.

Savoir faire des pauses

Une heure de révisions efficaces vaut mieux que 3 heures de « forçage ». Il y a des moments où ça ne veut pas, c’est comme ça. Dans ce cas ça ne sert à rien d’insister, il vaut mieux profiter d’une vraie pause sans culpabilité : un bain, un câlin, un film au cinéma, un verre avec une copine.

Profiter des avantages de la fac et de la vie étudiantes

Grâce à ma fac, je peux accéder gratuitement à Cairn et à des revues de psychologie, et je profite des livres de la bibliothèque universitaire. En plus de cela, avec ma carte étudiante, j’ai le droit à des réductions sur les sorties culturelles (que j’ai malheureusement déserté ces derniers temps, ahem). L’occasion d’approfondir les domaines qui nous intéressent le plus mais aussi de se changer les idées !

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J’espère que cet article vous plaît et qu’il saura expliquer un peu par son thème mon absence ces derniers mois. En tout cas j’ai pris beaucoup de plaisir à revenir sur le blog et à écrire cet article. Je vous souhaite une année pleine de joie, de simplicité et de beaux projets.

Une réponse à “Mini-guide de survie à la fac”

  1. Bounza dit :

    Je suis également étudiante et je me retrouve dans tes conseils :) Surtout pour la consultation de sites et vidéos donnant des astuces pour réviser ahah
    Pour ma part je préfère le papier et j’utilise une astuce très simple pour l’économiser et avoir moins de feuilles de cours à transporter (et en plus ça permet de retrouver plus facilement les informations) : je prends ma feuille en mode paysage et je la plie en deux, ce qui me donne deux colonnes pour écrire. J’utilise également un code couleur identique pour tous mes cours, et pour éviter les surligneurs je surligne avec des crayons de couleur.

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