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Comment gérer son hypersensibilité sensorielle ?

Prendre soin de soi - 18 sept 2016 - 62 commentaires

Voilà une question que peu de personnes se sont déjà posées. Déjà parce que l’hypersensibilité sensorielle concerne une minorité de la population et ensuite parce qu’on ne sait pas forcément que l’on est concerné-e… Personnellement, j’ai mis du temps à le réaliser et encore plus à agir afin de me préserver.

C’est pourquoi aujourd’hui je souhaite en parler et vous donner tous les petits conseils que j’ai pu accumuler ces dernières années et qui pourront peut-être vous aider aussi. Je ne pense pas détenir le savoir absolu sur ce sujet (ni sur aucun autre d’ailleurs) car il s’agit d’un long cheminement pour accepter et gérer son hypersensibilité.

Je vous avoue que j’appréhende un peu de publier cet article car même s’il se veut utile pour tout le monde, il est aussi très intime. J’ai peur qu’on me juge sans me connaître, qu’on me dise que je m’invente des problèmes, que je suis dramatique, que je m’écoute trop, que j’en verrais d’autres dans la vie… Bref plein de choses que j’ai déjà entendu toute mon enfance. Aujourd’hui je sais au fond de moi que ces réactions ne changent rien à ma réalité mais j’ai encore du mal à les encaisser. Peut-être justement à cause de mon hypersensibilité, qui est aussi émotionnelle ? Dans tous les cas, j’aimerais dire à ces personnes que je ne fais pas ça pour me plaindre ou me faire passer pour une victime, mais au contraire pour être mieux dans ma peau. Pour m’accepter comme je suis et enfin m’autoriser à prendre soin de cette particularité.

J’écris aussi cet article pour changer le regard sur l’hypersensibilité, la faire connaître, sans pour autant la dramatiser. L’hypersensibilité n’est pas une maladie. C’est juste que le seuil de stimulation sensorielle varie selon les personnes, et chez les hypersensibles il est extrêmement bas : les stimuli arrivent sans filtre dans le cerveau et monopolisent toute l’attention. Un peu comme des ondes radio qui viennent brouiller tous les autres signaux. Personnellement, mon hypersensibilité concerne tous mes sens mais certaines personnes ne sont concernées que par un des sens (hyperacousie par exemple). La personne hypersensible a donc très vite l’impression d’être totalement submergée par le monde extérieur. Elle ressent alors de la fatigue, de l’irritabilité et des problèmes de concentration. Cela peut aller jusqu’à des pleurs, une crise d’angoisse ou des grosses migraines.

Cette sensibilité est à double tranchant, un stimulus qui nous submerge peut à un autre moment nous procurer beaucoup de réconfort, s’il est justement dosé. Car les sensations plaisantes sont également ressenties plus intensément. Les hypersensibles sont ainsi plus attentif/ves aux détails. L’inverse de l’hypersensibilité est l’hyposensibilité : les personnes hyposensibles ont besoin d’une plus grand stimulation sensorielle que la moyenne pour être stimulée. On peut très bien être hypersensible à certains stimuli et hyposensible à d’autres. Ou alors cela peut varier au cours de notre vie.

J’espère que les petites recommandations qui vont suivre vous donneront envie de prendre soin de vous, que vous soyez directement concerné-e-s ou non par l’hypersensibilité sensorielle. Je pense qu’elles peuvent s’appliquer à la plupart des gens dans une certaine mesure.

kari-shea

Prévenir

Voici quelques recommandations générales pour essayer de limiter votre exposition sensorielle. Vous vous direz peut-être « c’est plus facile à dire qu’à faire ! » et vous auriez raison. Surtout que chaque individu est différent. Mais ces objectifs vous aideront, j’espère, à ne pas minimiser vos troubles sensoriels. Et à vous autoriser à prendre soin de vous.

Être bienveillant-e avec soi-même (hashtag selfcare)

Il est important de s’écouter, parce que c’est faux : votre corps vous envoient des signaux. Pour mieux prévenir la saturation sensorielle, essayez de noter les signes précurseurs que vous ressentez. Quelles sensations négatives rencontrez-vous ? Comment et à quels moments se présentent-ils ?

Évidemment, éviter les sources d’hyperstimulation autant que possible. Sur le court terme, ne vous imposez pas des choses « pour faire comme tout le monde ». Si la fumée de cigarette ou les pleurs de bébé vous incommodent au plus haut point, essayez de vous préserver. Appréhendez vos trajets, et prenez en compte vos besoins spécifiques en fonction des situations. Prévoyez une petite trousse sensorielle « de secours » avec tout ce qui vous soulage ou vous fait du bien.

S’aménager du temps pour souffler

Lorsque vous vous sentez trop sollicité-e-s physiquement, et à défaut de pouvoir éviter la source du stimulus, prenez le temps de vous ressourcer le soir. Cela peut être un endroit calme et « sensproof », comme une pièce de votre appartement aménagée par vos soins. Cela peut aussi être un rituel comme la méditation. Vous pouvez aussi souffler littéralement en faisant des exercices de respiration.

Sur le long terme, prévoyez dans la mesure du possible des modifications de vos emplois du temps. Vous pouvez par exemple allez à la piscine avant de commencer votre journée, vous créez un peu de temps libre après le repas pour faire une sieste, travaillez tôt le matin ou tard le soir pour éviter les heures de pointes dans le métro, voire carrément déménager à la campagne… À vous de voir ce qui vous convient et ce qui est possible !

S’entourer de personnes bienveillantes

L’hypersensibilité physique va souvent de pair avec l’hypersensibilité émotionnelle. En tout cas, elle donne lieu à des souffrances qui doivent être prises en compte par l’entourage. Des proches compréhensifs, qui prennent en compte vos particularités, éviteront les sources de stress sensoriels et vous aideront à récupérer. Posez clairement vos limites et expliquez-leur ce que vous ne supportez pas.

Éviter la fatigue et les substances qui modifient votre état de conscience

J’ai remarqué que je suis beaucoup plus sensible au stimuli lorsque je n’ai pas assez dormi ou que j’ai la gueule de bois (Dieu merci, ça ne m’est pas arrivé depuis des années). Sachez aussi que généralement les personnes hypersensibles réagissent plus fortement aux effets de la caféine, des drogues et des médicaments. Si c’est le cas pour vous et que vous devez prendre un traitement, parlez à votre médecin de votre hypersensibilité aux médicaments ou commencez à des petites doses puis augmentez progressivement. Une fois j’ai eu la mâchoire serrée pendant 3 jours à cause d’un médicament trop fort pour moi…

Consulter des professionnels de santé et des ouvrages sur le sujet

Cela fait écho au point précédent. Si vous souffrez d’une hypersensibilité handicapante, qu’elle soit physique ou émotionnelle, parlez-en à votre médecin. Il pourra sûrement vous orienter vers des solutions qui vous conviendront. Parfois, l’hypersensibilité est liée à d’autres conditions psychologiques ou neurologiques.

De la même façon, lire des ouvrages sur le sujet peut vous aider à comprendre et gérer ce que vous ressentez. J’ai lu Ces gens qui ont peur d’avoir peur : mieux comprendre l’hypersensibilité d’Elaine N. Aron et j’ai trouvé ça très bien pour une première lecture.

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Récupérer

Après les conseils d’ordre général, voici des petites astuces sens par sens. Et parce que la perception de notre environnement ne se limite par au cinq sens que nous avons appris à l’école, j’ai essayé de faire une liste la plus exhaustive possible des différents types de stimuli auxquels nous sommes exposé-e-s, afin de partager des astuces ciblées.

Odorat

Dans le cas de l’hypersensibilité, le but est de limiter les odeurs trop fortes et/ou désagréables dans votre environnement. Ce n’est pas facile car le nez n’a pas de paupières et il n’existe pas (encore) de boules quiès pour narines. Du coup, il faut soit éviter au maximum les odeurs indésirables et se créer une « barrière olfactive ».

• Éviter les cosmétiques parfumées. Il existe de bons produits sans parfum dans le commerce, mais si vous le souhaitez vous pouvez aussi les fabriquer vous-même !

• Garder son odeur préféré avec soi. Les odeurs peuvent être très apaisantes lorsqu’elles sont voulues. Vous pouvez vous fabriquer un roll-on, acheter une brume d’oreiller ou diffuser des senteurs relaxantes comme la lavande grâce à un diffuseur d’huiles essentielles. Cela peut apaiser vos sens et masquer les odeurs qui vous dérangent. Personnellement, j’ai toujours des objets parfumés dans ma p’tite trousse. Laura sur Twitter me dit qu’elle parfume son écharpe pour faire une protection olfactive.

Vue

La sensibilité à la lumière ou aux images qui défilent rapidement peut être une vraie plaie.

• S’entourer d’ordre (et de beauté). Dans la mesure du possible, favorisez les espaces minimalistes. Un espace propre, rangé et dans des couleurs neutres favorisera calme et concentration et évitera la fatigue visuelle.

• Mettre des lunettes de soleil. J’ai mis beaucoup de temps avant d’acheter des lunettes de soleil car je trouvais que ça donnait l’air snob (ne me demandez pas pourquoi, c’est idiot). Eh bien j’ai franchi le pas cet été en commandant des lunettes à ma vue et je ne regrette absolument pas. En plus de soulager mes yeux, cela me donne une impression de protection vis à vis de l’agitation de la rue.

• Poser des rideaux occultants et acquérir un bandeau pour les yeux. Si comme moi vous êtes réveillé-e par le moindre rayon de soleil, dormir avec des rideaux occultants ou un bandeau risque d’améliorer grandement la qualité de votre sommeil.

• Enlever ses lunettes de vue. Parfois lorsqu’on se sent agressé-e par le monde extérieur, un peu de flou fait le plus grand bien !

• Éviter la lumière bleue des écran. Si vous êtes souvent exposé-e à des écrans, je vous suggère de porter des lunettes anti-lumière bleue ou d’installer l’application pour ordinateur F.lux, qui modifie légèrement les couleurs de l’écran à la nuit tombée pour ne pas faire mal aux yeux.

• Investir dans des lumières douces et modulables. J’aime multiplier les petites sources de lumières pour apaiser les yeux et donner une atmosphère cocooning : guirlandes, halogène, bougies…

Ouïe

L’hypersensibilité auditive n’a rien à voir avec la qualité auditive. Par exemple, je suis sourde d’une oreille et pourtant je suis extrêmement sensible aux bruits, au point où le son d’une musique au minimum me paraît trop fort.

• Se réveiller avec un simulateur d’aube. Si la sonnerie stridente du réveil vous fait sursauter tous les matins, je ne peux que vous recommander de le remplacer par cette petite merveille qu’est le simulateur d’aube. Le modèle que j’utilise est sans son, mais il en existe avec des chants d’oiseaux ou le bruit de la pluie. Et pour la sonnerie d’interphone, il existe des modèles électroniques avec un réglage du son ou même sans son du tout (avec une lumière à la place).

• Garder des boules quiès (ou un casque) sur soi. Que vous soyez chez vous, dans les transports en commun ou au bureau, des boules quiès sont un indispensable. Là encore, j’ai mis des années avant de réaliser que j’en avais besoin et maintenant je ne m’en sépare plus quand je prends le train ! Si vous avez des difficultés à porter des choses dans les oreilles, il existe aussi des casques antibruit. Et pour les mélomanes, de nombreux modèles de casques audio ont maintenant une fonction « réducteur de bruit » (que je rêve d’acquérir). En plus vous pouvez activer le système antibruit sans écouter de la musique.

• Écouter des sons relaxants. Que ce soit le son de la pluie, une méditation guidée ou des bruits blancs, laissez-vous bercer par les sons qui vous font du bien. Vous pouvez vous créer une playlist à emmener partout avec vous grâce à votre casque audio antibruit !

• Parler moins fort (voire chuchoter). Si la personne en face de vous parle trop fort et que cela vous agresse, essayez de baisser le volume sonore de votre interaction en parlant moins fort. Généralement, par effet de mimétisme, votre interlocuteur/trice va également baisser le ton de sa voix.

• Activer les sous-titres des vidéos. Si à la fin de la journée vous ne supportez plus les bruits mais que vous souhaitez quand même vous détendre en regardant des vidéos, vous pouvez mettre le son au minimum et activer les sous-titres. Je le fais souvent pour les courts formats, c’est très reposant !

• Demander aux gens de limiter les sources de bruit. Les différentes sources de bruits empêchent les personnes hypersensibles de se concentrer car elles sont toutes traitées avec la même intensité (il faut croire que l’effet cocktail party ne marche pas avec la même efficacité chez tout le monde). Si vous vous sentez suffisamment à l’aise pour le faire, demandez à votre interlocuteur/trice de baisser le son de la radio ou de parler dans un endroit plus calme qu’un quai de métro bondé. Généralement, vos proches comprendront que nous n’avons pas tou-te-s la même tolérance au bruit.

Toucher, thermoception (perception de la température), proprioception (perception du corps) et nociception (douleur)

Ces sens « tactiles » sont moins souvent associés à l’hypersensibilité et pourtant eux aussi peuvent être source d’un grand inconfort.

• Porter des vêtements doux et amples. Rien de plus désagréable qu’un pull qui gratte, des baleines de soutien-gorge qui appuient sur la peau ou des étiquettes qui chatouillent. Et c’est encore pire pour les hypersensibles… Il faut que vous soyez à l’aise dans vos mouvements, donc éviter les configurations citées juste avant et privilégiez des vêtements doux en matières naturelles. Et pas besoin de sacrifier l’esthétique : il existe des vêtements confortables ET beaux ! J’aime bien par exemple les marques American Apparel, Uniqlo, Muji ou Oysho pour ces raisons.

• Investir dans des vêtements d’intérieur. J’adore rentrer chez moi et enfiler des vêtements plus confortables ! Si vous n’avez pas envie de traîner en pyjama et robe de chambre (ce qui est quand même une certaine définition du bonheur), vous pouvez acheter des vêtements loungewear, dédiés à l’intérieur : pantalon souple, tee-shirt tout doux…

• Prévoir le confort maximum à l’extérieur. Pensez confort même lorsque vous n’êtes pas chez vous. Surtout si vous êtes sensibles au changement de températures. Quelques exemples en vrac : emmener des ballerines dans votre sac lorsqu’on porte des talons, garder une bouillotte au bureau, remplacer ses chaussures par des grosses chaussettes durant les longs trajets, mettre ses chaussons dans sa valise, garder son écharpe moelleuse dans son sac à main au cas où, prendre l’avion avec un coussin de voyage, acheter un bandeau de poignet contre le mal des transports…

• Créer une barrière entre sa peau et l’extérieur. Si toucher certaines textures vous insupporte, par exemple quand vous faites le ménage ou la vaisselle, je vous conseille d’acheter une paire de gants ménagers adaptés. Si c’est plutôt le froid qui vous agresse, alors portez des vêtements près du corps (maillot de corps, legging).

• Se calmer avec la pression physique. Certaines personnes (dont moi) détestent les effleurements mais adorent les pressions fermes. Je dors enroulée dans la couette, appuyée contre mon coussin, et j’adore la sensation de l’eau sur ma peau (je pourrais passer ma vie sous la douche ou dans une piscine). J’adore porter un casque ou un bonnet. Un bon massage me relaxe instantanément. Je songe même à investir dans une weighted blanket, une sorte de couvre-lit assez lourd qui fait un poids supplémentaire sur le corps.

• Ou au contraire l’éviter ! Si les contacts physiques prolongés vous oppressent, au contraire les effleurements peuvent avoir un effet calmants. Il vous faut de l’air et de l’espace ! Marcher dans la nature peut faire un bien fou. Si vous n’aimez pas le contact appuyé de la couette, essayez de dormir seulement dans la housse de couette et/ou avec le ventilateur allumé.

• Se balancer. Un autre moyen de se détendre et de gérer l’hyperstimulation est le balancement. Si c’est votre truc, un hamac ou un rocking-chair peut illuminer votre quotidien !

• S’étirer comme un chat. Faire quelques exercices doux de yoga ou d’étirements aide à détendre les muscles et à relâcher la pression. Cela permet aussi de se « réapproprier » ses sensations corporelles et évacuer les stimuli externes.

• Oser préciser ses préférences de température. Si vous vous brûlez constamment lorsque vous commandez des boissons, n’hésitez pas à demander de les couper avec du liquide froid ou même de servir votre boisson à température moins élevée ! Par exemple à Starbucks je demande maintenant la température enfant (les baristas savent ce que c’est, ça fait partie des options proposées).

Goût et sensation de faim

Les personnes hypersensibles au goût sont souvent vues comme des personnes « difficiles » en terme d’alimentation. Ce n’est pas que nous n’aimons pas manger, c’est que lorsqu’un aliment nous déplaît, nous le ressentons très intensément.

• Garder des snacks sur soi et (si possible) se préparer des repas à l’avance. Chez moi, la sensation de faim surgit en un instant et il est très difficile de cuisiner lorsqu’on a faim. Cuisiner à heures fixes peut être une solution. De plus, prévoir un encas dans son sac peut bien dépanner ! Surtout que l’hypoglycémie (en tout cas chez moi) décuple la sensibilité. Et l’irritabilité.

• Essayer de nouvelles textures et températures. Si un aliment vous dégoûte, essayez de le cuisiner sous une autre forme ou à une autre température : les goûts varieront. Mais ne vous forcez pas si un aliment en particulier vous rebute (et ne laissez personne vous forcer).

• Manger en pleine conscience. Servez-vous de petites quantités. Prenez le temps de manger, de sentir les textures et les saveurs.

 

J’aimerais compléter cette liste avec le temps et avec (j’espère) vos recommandations !

linh-nguyen

Avez-vous déjà entendu parler de hypersensibilité ? Vous reconnaissez-vous ? Et si oui, quelles sont vos techniques pour prendre soin de vous ?

 

Photos Unsplash : 1) Cynthia Magana, 2) Kari Shea, 3) Mario Calvo, 4) Linh Nguyen

62 réponses à “Comment gérer son hypersensibilité sensorielle ?”

  1. Bonjour Marina,

    Je te remercie d’avoir abordé ce thème- c’est la 1ère fois que je lis un article à ce sujet et il m’a tout de suite interpellée car je suis hypersensible aux odeurs et aux bruits, mais j’ignorais qu’on pouvait parler d’hypersensibilité sensorielle.

    Du côté des odeurs, celles de parfums, déo, désodorisant, encens et produits ménagers chimiques me donnent très vite mal à la tête, voire me donne une sensation de difficulté à respirer. Evidemment je n’en utilise pas, mais lorsque je les sens sur les autres ou chez les autres, cela m’est très désagréable… Que ce soit des personnes qui sont dans la même pièce que moi ou des personnes que je croise dans la rue, j’ai ensuite l’impression que mes narines se sont imprégnées de l’odeur de leur parfum. Je trouve cela horrible.
    Quant aux odeurs que je trouve nauséabondes (poubelles, nourriture industrielle, viandes…), elles me donnent très vite envie de vomir. Heureusement, je vomis difficilement donc même si j’ai la sensation que tout remonte, ça passe vite à partir du moment où je m’éloigne de ces odeurs.

    Pour le bruit, c’est certainement ce que je trouve le plus difficile à gérer car je trouve qu’on peut moins facilement les contrôler ou s’en éloigner. Je sursaute pour un rien, et ça, je n’arrive pas à l’éviter- des mes périodes hypersensibles, même un éternuement me fera sursauter ! Même si ça fait rire les autres, je trouve cela embarrassant parfois…
    Le 14 juillet, pour moi c’est l’horreur… et le plus difficile est de devoir dire à tous ces gens qui s’enthousiasment d’aller voir des feux d’artifices que cela génère beaucoup de stress en moi et que donc non merci, je n’irai pas voir ça !
    Pour les bruits de fond qui peuvent me déranger surtout quand je vais dormir ou quand je suis au travail et que j’ai besoin de silence, c’est aussi compliqué car les boules Quiès ne rentrent et ne tiennent pas dans mes oreilles…
    Si quelqu’un a eu ce problème et trouvé des solutions, je suis preneuse d’idées…

    • Aurelia dit :

      Hello Natasha,
      Pour les bruits je suis dans le même cas que toi, c’est effectivement difficile à gérer. Si j’entends un moindre bruit avant de m’endormir je vais plus que me focaliser dessus.. et les boules quies effectivement tombent et n’empêchent pas des bruits répétitifs de me parvnir.

      Un truc que je fais depuis quelques mois et qui m’a beaucoup aidée c’est de m’allonger avant de dormir et de prendre de profondes inspirations. Une sorte d’entre deux entre la meditation et les exercices de respirations. Cela ne marche pas 100% du temps, mais en me focalisant sur mon corps et les sensations, cela arrive à m’endormir!

      J’espère que cela pourra t »aider!
      Aurelia

      • micka dit :

        Bonjour,
        j’ai la même hypersensibilité que toi au bruit. C’est très handicapant. J’ai déménagé 8 fois avant de comprendre que c’était moi qui avait un problème sauf que je l’avais compris avant et bien je n’aurai pas fait la grande bêtise d’acheter un appartement, haut lieu d’hyperstimulation surtout quand tu as des voisins qui ne font pas attention.Je fais systématiquement une méditation guidée avec un casque pour plonger dans le sommeil et dès que ça se termine je mets vite mes bouchons d’oreille en silicone que j’ai fait faire sur mesure. C’est devenu comme un rituel. Et surtout je prie pour que mes voisins ne fassent pas de bruit.
        Ce n’est pas facile mais il faut absolument gérer ce problème de sommeil car l’hypersensibilité est exacerbé par le manque de sommeil.

    • Bleu dit :

      Bonjour Natasha, je suis contente que mon article ait pu t’éclairer sur certaines choses ! Concernant l’hyperacousie, je te recommande un casque antibruit (audio ou non) pour t’isoler au possible. En espérant qu’un jour ceci soit commercialisé…

  2. Vuesurchambre dit :

    C’est drôle, je n’aurais jamais mis un nom là-dessus(mais j’ai du mal avec l’auto-diagnostic -pour moi je veux dire, je trouve très bien que d’autres personnes parviennent avec confiance à mettre des mots sur ce qu’ils vivent-, j’ai l’impression de ne pas être légitime. Pour ça, le SA ou tout autre chose…J’aimerais franchir ce pas pourtant), j’ai toujours considéré que j’étais juste un peu pénible et un peu spéciale sur certains trucs que j’avais du mal à supporter. Instinctivement j’ai trouvé des trucs (souvent similaires à ceux que tu utilises d’ailleurs, mais pas tous, donc merci :)) pour me rendre la vie plus facile après avoir compris que je n’arriverai pas à « passer au-dessus » -l’expression favorite du jugement, « passer au-dessus »…-.

    Et effectivement, je confirme que l’hypersensibilité sensorielle auditive n’a pas grand-chose à voir avec la qualité de son audition. J’entends globalement mal (on en avait parlé une fois sur Twitter d’ailleurs il me semble, tu avais posté un article qui m’avait fait beaucoup de bien sur le sujet!) mais tout ce qui est trop sonore me fatigue et parfois me fait beaucoup de mal. En soirée dans un bar ou une boîte, il m’est absolument impossible de passer un bon moment parce que je n’aime pas le bruit assourdissant des alentours mais aussi parce que je n’arrive pas du tout à distinguer ce que les gens disent au milieu du bruit…Socialement, c’est très angoissant et ça m’a gâché un certain nombre de moments qui se voulaient joyeux. Bonjour l’isolation et le sentiment d’anormalité qui va avec, quand on lutte déjà avec la partie sociabilité de sa vie…

    Bref. Du coup à part le goût tous les volets (spécialement l’odorat) éveillent beaucoup de souvenirs de tentatives pour réparer ces situations pénibles et la perplexité que ça éveille chez les autres. Notamment sur la température…Quand on ne supporte pas quand la température est trop extrême, que ce soit dans le chaud ou le froid, on se prend une volée de remarques sur le fait qu’on est trop chochotte. Sur ce point-là(où il est difficile de cacher son hypersensibilité), c’est ce que je trouve le plus difficile à vivre, au quotidien et avec des tierces personnes.

    Oh, et c’est totalement vrai pour les lunettes de soleil. Quand elles couvrent un peu au-delà des yeux, je me sens bien plus en sécurité dans la rue d’ailleurs.

    Je m’arrête là car c’est bien long!

    Bien à toi,

    Orr

    • Laura dit :

      Bonjour Orr, je suis maman de deux enfants autistes de 6 et 3 ans (ma fille est diagnostiquée Asperger et mon fils AHN, dans l’ancienne terminologie bien sûr).
      Pour eux et tant qu’ils sont petits, il n’est pas une heure dans la journée où je ne pense hypersensorialité, à tous les niveaux comme vous l’avez décrit. C’est une dimension qui fait maintenant partie des critères diagnostics.
      Nous veillons à préserver nos enfants des surstimulations en général… Par exemple ma fille a l’école (elle est au CP :-)) peut mettre son casque (rose fluo) s’il y a trop de bruit, ou sortir de classe au besoin pour souffler 5 min… Et ses copains ont complètement intégré cela, sans souci. Et mon Loulou allait jusqu’à se frapper les yeux de douleur s’il y avait trop de lumière, maintenant il sait prendre ses lunettes de soleil…
      Ils sauront être attentifs, je crois, en grandissant, à leur hypersensorialité, pour prendre soin d’eux au mieux (je souhaite les guider vers cela, entre autre)
      En tout cas je retrouve dans vos propos le témoignage de beaucoup de personnes autistes.
      Je vous souhaite une bonne continuation :-)

      • Vuesurchambre dit :

        Bonjour Laura,

        Je vous remercie pour votre message apportant un témoignage et un avis qui ont une grande importance à mes yeux, vraiment. Je ne savais pas que l’hypersensorialité était désormais au sein des critères diagnostics, voilà qui permet d’éclairer davantage une condition encore assez peu étudiée (les cas non diagnostiqués sont sans doute très nombreux, et l’autisme chez l’adulte non diagnostiqué dans l’enfance semble être une zone d’ombre encore plus grande et moins étudiée dans le cadre médical…).
        Je suis heureuse de voir que vos enfants peuvent bénéficier d’un aménagement qui leur facilite un peu la vie à l’école et qu’ils ne sont pas mis à l’écart par leurs camarades à cause de leur différence. Mon hypersensorialité s’est peu à peu développée et n’était pas aussi prégnante quand j’étais petite (ainsi que le reste…J’ai l’impression que ça augmente en intensité d’année en année), mais j’étais quand même très isolée par des camarades me trouvant tout simplement trop bizarre (selon leurs propres mots).

        Bonne continuation à vous et vos enfants,

        Orr
        Votre soutien et votre souhait de les faire grandir en les faisant prendre conscience des gestes pour se préserver et aller mieux, c’est…Parfait. Vous me direz sans doute que vous trouvez cela normal, en tant que parent, mais faire ces découvertes seul, sans aucune aide extérieure et même des proches qui nous mettent sans le vouloir -parce qu’ils ne savent pas- les bâtons dans les roues, c’est long, difficile, et on passe souvent par des épisodes de mal-être prononcé.

        Je vous remercie encore pour votre message; il m’encourage à entamer des démarches pour me faire diagnostiquer et prendre un peu confiance, n’avoir plus peur de dire que j’ai peut-être un SA, au moins à moi-même.

    • Bleu dit :

      Bonjour Orr, merci pour ton témoignage touchant. Je suis ravie si cet article a pu t’aider un peu ! En effet, il est difficile de s’auto-diagnostiquer car on ne se sent pas légitime, mais je pense que parfois c’est nécessaire pour avancer plus sereinement dans la vie. Il faut prendre conscience de ses particularités pour pouvoir les écouter et les gérer ! J’espère que tu avanceras sur le chemin du diagnostic du SA. Je suis disponible en message privé sur Twitter ou Facebook si tu souhaites échanger :)

    • Gizmil dit :

      @Vuesurchambre :

      Merciiii, pour ton commentaire, car tu m’as permis d’y voir plus clair, particulièrement en disant simplement ceci :

      « je n’arrive pas du tout à distinguer ce que les gens disent au milieu du bruit…Socialement, c’est très angoissant et ça m’a gâché un certain nombre de moments qui se voulaient joyeux »

      Je suis exactement pareil et ça fait un moment que je me pose des questions à propos de ça ! Ca m’a aussi gâché des moments qui auraient pu être bons ! Et au lieu de ça…

      J’ai aussi ce problème de ne pas parvenir à écouter quelqu’un qui me parle si la télé est allumée juste à côté ou inversement. Je pense que ce phénomène est du même ordre, il est lié. C’est un peu comme si l’ensemble se mélangeait dans un brouhaha infernal ou comme si mon cerveau arrivait mal à isoler les sons parasitaires des sons produits par mon interlocuteur.

      Grâce à ton commentaire, je comprend mieux où j’en suis, maintenant ! Et c’est aussi grâce à cet article ! Pfff, ça fait du bien parce que j’étais dans le flou !

      Je suis moi-même hypersensible (et spasmophile) et ce genre d’article est idéal, étant donné que l’hypersensibilité est une affection invisible assez difficile à expliquer à son entourage !

      Bref, merci à tous d’avoir partagé ! :-)

  3. Ina Lee dit :

    Hello :)
    Je n’écris jamais de commentaires sur les blogs mais un article sur l’hypersensibilité c’est tellement rare ! Peu de gens osent en parler alors ça fait du bien de te lire :)
    Je suis autiste Asperger et donc hypersensible et hyperesthésique, alors je me reconnais complètement dans ton article. J’ai été officiellement diagnostiquée cette année (j’ai 35 ans) et avant le diagnostique j’avais du mal à identifier pourquoi j’étais constamment épuisée, irritée et déconcentrée mais depuis que j’ai mis un nom sur ma différence et que j’ai enfin compris pourquoi je me fatiguais très vite quand d’autres pouvaient tenir des heures dans des endroits bondés et bruyants (par exemple) j’ai décidé de commencer à faire des choix et adapter mon mode de vie, bref à m’écouter afin de m’économiser un peu. Ce n’est pas toujours évident mais j’essaie de faire au mieux. Et tant pis si ça ne plait pas aux autres 😉 Par contre je ne savais pas qu’il existait des casques audio avec une fonction réducteur de bruit ? As-tu des références à me conseiller ? Merci d’avance et merci pour cet article ^^

    • Laura dit :

      Bonjour Ina Lee, allez voir du côté de la marque Bose, leurs casques semblent faire consensus chez les personne autistes (euh par contre il faut compter autour de 300 euros, mais une blogueuse asperger que j’aime beaucoup parle de son casque comme du « gardien de sa survie mentale »:-)

      • Ina Lee dit :

        Merci Laura 😉 Je suis allée à la Fnac samedi et j’ai essayé un de leur casque, ça a été en effet une révélation. Comme coupée du monde, c’est incroyable !! Alors oui ça coûte 329 euros (pour le filaire), mais en même temps c’est bientôt Noël 😉

        • Bleu dit :

          Bonjour Ina, merci pour ton message. Merci d’aborder le sujet de l’autisme ! Je pense que ça pourrait aider beaucoup de lectrices. D’ailleurs j’ai lu la BD « La Différence Invisible » cette semaine et ça m’a beaucoup parlé. C’est un sujet qui m’interroge et me touche beaucoup aussi. Je serais ravie de parler plus en détail de tout ça en privé, soit sur Twitter @Bleukobalt soit sur ma page Facebook Le Blog Bleu.
          Pour le casque, j’ai repéré le Parrot Zik 2.0 (bluetooth avec réduction de bruit extérieur) mais il coûte quand même 220€ ! J’espère l’avoir pour Noël ou mon anniversaire.
          À bientôt j’espère :)

          • Bonjour,

            Je viens de découvrir ton blog. Quelle jolie découverte !
            Merci beaucoup pour cette article sur l’hypersensibilité qui je pense concerne beaucoup de personne. Cependant, il est difficile d’en parler et d’échanger avec des personnes ayant ces caractéristiques.
            Je suis aussi une hypersensible. Et je me découvre peu à peu. J’ai 35 ans.
            Cette particularité lorsque l’on ne sait pas comment l’a manier peut paraître handicapante.Cependant, n’oublions pas que c’est une force.
            J’avance petit à petit sur mon chemin en essayant d’accepter avec mon hypersensibilité…
            J’ai commencé un blog, il y a quelques semaines…peut-être pourras-tu y jeter un coup d’oeil !

            http://www.greenandwild.co

            à bientôt

            Et encore merci pour ce bel article, c’est courageux !

  4. Delphine dit :

    Je me retrouve dans cet article (tout comme je m’étais retrouvée dans celui sur l’hypersensibilité émotionnelle). Je ne dors pas bien si il y a ne serait qu’une once de lumière, c’est pourquoi je voyage toujours avec un masque de sommeil. Et le bruit est sans doute ce à quoi je suis la plus sensible : les travaux, la circulation, les klaxons, la musique, les conversations, … Ca me fatigue énormément. Quand je vivais à Paris, je n’en ai pas « profité » comme disent mes amis, je ne sortais pas pour aller dans les cafés et bars le soir. Je n’avais qu’une envie : rentrer chez moi me refugier au calme.
    Maintenant je le sais, je choisis soigneusement le quartier si je dois vivre dans une grande ville, un coin au calme pour ne pas être stimulée non-stop par les bruits venant de dehors. Car même si les boules quiès sont géniales pour me mettre dans une bulle, je ne me vois pas les utiliser tous les soirs.
    Par contre je ne suis pas sensible aux odeurs, à part les odeurs nauséabondes, les parfums ne me gênent pas. Je ne les sens même pas à vrai dire. Comme quoi, ça dépend vraiment de chacun.
    Merci pour cet article :)

  5. Margaux dit :

    Qu’est ce qu’il est coooool cet article ! Le truc des textures de bouffe et de l’odeur préférée omg mais c’est tellement évident. Merci mille fois pour ce billet ❤❤❤❤❤

  6. Larissa dit :

    Je me reconnais dans toutes ces situations, merci pour ce super billet et tous ces petits trucs!
    J’avais abandonné le simulateur d’aube car avec deux tout petits à la maison j’étais de toute façon réveillée, maintenant qu’ils ont un peu grandi ce billet me fait penser à m’y remettre.
    Et je découvre ici la fonction réduction de bruit des casques audio et la température enfant chez les barrista, je vais tout de suite adopter tout ça!
    Merci pour ce beau partage.

  7. Cécile dit :

    Merci pour cet article très chouette plein de conseils cools. J’ai pris conscience de mon hypersensibilité sensorielle il y a déjà un petit moment maintenant. J’ai le goût et l’odorat très développés, ce qui fait que depuis longtemps je surprends mes proches en leur parlant d’une odeur passagère ou en pouvant dire en me trompant rarement tout ce qu’il y a dans un plat que je mange, incluant les épices. J’ai également une ouïe très sensible. Je me suis fait faire des bouchons d’oreilles il y a maintenant quelques années car j’ai découvert que j’avais des acouphènes. De plus, en tant que musicienne, cela me paraissait indispensable de protéger mes oreilles. Désormais je pars rarement sans.
    C’est ma psy, il y a quelques mois, qui m’a dit qu’elle pensais que j’étais hypersensible. Et j’ai découvert à ce moment-là que l’hypersensibilité pouvait aussi être émotionnelle, et que c’était sûrement mon cas.
    Du coup cela fait peu de temps que j’ai vraiment pris conscience qu’il fallait que je m’adapte à ce qui est mon mode de fonctionnement. Souvent le trop plein d’émotions/de sensations arrive sans crier gare, mais j’ai appris à m’écouter et à savoir quand c’est le cas. Parfois c’est de calme complet et de solitude dont j’ai besoin. D’autres fois écouter de la musique me fait beaucoup de bien, et en jouer ou chanter aussi.
    Encore merci pour cet article sur un sujet très méconnu de la plupart des gens. :)

  8. Kellya dit :

    Merci de nous apprendre tout ca et d’accepter de te découvrir pour ca! Je me reconnais assez en ce qui concerne les sons et les odeurs. Mais je me suis toujours sentie « différemment sensible » plutot que hypersensible. Typiquement pour le son, il y a pas mal de choses dont je fais bien mieux abstraction que les autres, mais certains sons me donnent l’impression de faire vibrer mes organes internes et c’est absolument insupportable. En particulier avec les musiques, mon chéri a arrété d’essayé de comprendre. Je dis juste « cette musique me fait mal au coeur » et il change. Lui qui est trés mélomane a cherché une cohérence dans mes problèmes, et il ne comprend pas!

  9. Rose Citron dit :

    Merci pour cet article! Je suis sure que beaucoup seront très content de tomber dessus tant j’ai l’impression qu’il y a peu de ressources là dessus (en français du moins!)
    Pour ma part, je ne suis pas hypersensible au niveau de tous mes sens, mais je crois que la vue, si! Comme toi je suis réveillée par la moindre lumière. ce qui d’ailleurs a signé l’échec de mon simulateur d’aube : la lumière se déclenchant progressivement 30 minutes avant l’heure souhaitée, ben moi, j’étais réveillée dès le déclenchement!^^
    Les changement de luminosité sont très durs à supporter pour moi (et occasionnent même des migraines).
    Merci pour tous les conseils que tu donnes, le livre dont tu parles vient d’atterrir sur ma wishlist!

    • Bleu dit :

      Merci à toi pour ton message :)
      Pour le simulateur d’aube, je me réveille au bout de 5 minutes au lieu de 30, du coup j’ajuste l’heure du réveil en fonction !
      J’espère que le livre te parlera. Sache qu’il porte plus sur l’aspect émotionnel que sensoriel mais de toute façon je pense que c’est très lié.

  10. Chaussette dit :

    Oh merci pour l’article <3
    Je le garde prés du coude, car je souffre des deux formes d'hypersensibilités…

    J'ai commencé à avoir l'hypersensibilité sensorielle quand mon Lupus a commencé a devenir envahissant.

    Mais j'ai toujours été hypersensible niveau émotionnel….

    C'est chaud c'est chaud, habitant en ville; je me ressource dés que je peux en faisant des rando en foret… sinon c'est dur !

    J'ai souffert cette été la nuit avec la fenetre ouverte :-/

  11. […] à travers l’un de ses articles. En parlant d’un sujet tout à fait personnel, qui est l’hypersensibilité sensorielle, elle me permet de me sentir comprise et aussi moins seule. A lire absolument, que vous soyez […]

  12. isa dit :

    Bonjour, comme je me reconnais dans cet article!
    Je suis hypersensible au bruit et pendant des années j’ai souffert dans le RER qui fait un boucan d’enfer: vieux matériel roulant, freins qui grincent, messages informatifs inaudibles malgré leur niveau de decibels (ça les mettrait vraiment sur la paille à la SNCF d’embaucher un ingénieur du son et de graisser les essieux ?-).
    Depuis que je mets systématiquement des bouchons d’oreilles mon niveau de stress a diminué, et ça me préserve aussi des « emmerdeurs » qui agressent verbalement les passagers, je les vois s’agiter mais je ne comprends pas ce qu’ils vociferent !

  13. Louise MAINSON dit :

    Hey !
    Ton article m’a fait tellement de bien . Je me reconnais tellement là dedans ! Souvent , dans les transports en communs ou au self ( self minuscule pour 300 élèves et leur conversation , l’horreur ) , je suis à deux doigts de la crise d’angoisse .
    Mes conseils sont de , déjà , prévenir les autres . Par exemple , prévenir ses amis que certains bruits/odeurs/couleurs/etc … Nous sont désagréables . Si vos amis sont gentils , ils penseront à vous , et éviteront de vous stimuler .
    Ensuite , dès que possible , repérer les stimulis qui vous font du bien ( comme des sons , des matières, des visuels .. ) et mettre la musique sur votre téléphone ( ainsi que la photo ) et garder la matière avec vous ( sous forme d’écharpe ou de petit carré de tissu ) quand vous sentez le  » méchant  » stimuli arriver , dégainer votre  » gentil  » : passez votre carré de tissu sur votre visage , regardez l’image apaisante … pour le moment , ça marche plutôt bien de mon côté . Je n’ai pas grand chose à dire de plus , ton article était très complet ^^

  14. laurence dit :

    je ne me suis jamais posée la question, je suis tombée par hasard sur votre blog et révélation, je me reconnais à travers vos mots… cette hypersensibilité sensorielle s’est ajoutée à ma déjà existante sensibilité émotionnelle… c’est épuisant mais je vais de ce pas tester vos conseils pour le quotidien..merci

  15. Fille d'Album dit :

    Ca fait quelques jours que j’ai lu ton article, et décidément il me trotte dans la tête… Il faut dire que je suis en plein dans une phase de « crise » sur le sujet.
    Je suis particulièrement sensible au niveau des sens quand je suis fatiguée. Le reste du temps, je suis capable de me créer une barrière, mais elle ne tient plus quand je suis épuisée où migraineuse. Et dans ces cas là, j’ai l’impression que tout m’agresse (je suis alors particulièrement sensible au bruit). Pour les odeurs, je porte presque toujours une écharpe, afin de pouvoir mettre le nez dedans et retrouver des odeurs familières quand je suis agressée à ce niveau là.
    Ma difficulté, qui n’est, forcément, pas évoquée dans l’article, c’est de ne plus avoir de « lieu refuge » depuis que j’ai des enfants et de pouvoir difficilement pouvoir dire « stop, là je prends un temps pour moi dans ma bulle ». Et là, pour le moment, j’ai trouvé peu de solutions. Juste un petit truc, quand ils crient, font du bruit avec des jouets… Je leur mets de la musique et chante avec eux. C’est pas vraiment une activité silencieuse, mais au moins on est tous concentrés sur le même son, et ça évite les multiples sources de son parasites… Mais on ne peut pas parler de temps pour moi !
    Merci pour cet article en tout cas, ça me donne l’occasion d’y réfléchir !

    • Bleu dit :

      Bonjour, merci pour ton message. En effet je n’ai pas parlé de « lieu refuge » car j’ai la chance d’en avoir un chez moi, mais c’est vrai qu’avec des enfants c’est très compliqué… Je compatis. J’espère que tu vas trouver des solutions pour soulager ton hypersensibilité :)

  16. Auriane dit :

    Bonjour,

    je viens juste de découvrir ton blog grâce au partage de cet article par Madmoizelle et juste…merci.

    Je suis extrêmement sensible au bruit : je trouve toujours que les gens parlent trop fort, je ne vais plus au cinéma, je passe pour une « asociale » car j’ai toujours mon casque sur les oreilles (sans musique la plupart du temps)et je termine souvent mes journées épuisées, grognon et en ayant mal à la tête à cause de ça.
    Bref ça fait du bien de savoir que je ne suis pas folle.

    Je vais essayer la technique du mimétisme pour que les gens baissent un peu la voix.

  17. Laura dit :

    Bonjour, il y a beaucoup de pistes très intéressantes dans votre article qui fait aussi une belle synthèse sur la question!
    C’est la première fois que je réagis sur ce blog, en répondant notamment à Orr et à Ina Lee, parce que comme elles, mes enfants sont autistes, donc penser sensorialité est devenu un réflexe au quotidien :-)
    Mais comme je suis végétalienne depuis deux ans, ça fait un petit moment que je vous lis, alors j’en profite pour vous dire que j’aime vraiment beaucoup votre blog!:-)

  18. Emma dit :

    Je suis issue d’une famille « sensible » et ma soeur et moi sommes hypersensibles. Enfin moi j’ai mis bcp plus de temps à mettre un mot dessus car je me voilais la face sur toutes ces choses que je ressentais. Et à force que ma soeur m’en parle, j’ai compris que en effet j’étais concernée. Et du coup, je m’écoute davantage et met en place ce qu’il faut pour me protéger des « agressions » et comprends mieux certaines de mes réactions un peu vives.
    On n’en parle pas assez. et ça m’agace que des gens disent ou écrivent « oh je suis hypersensible, je pleurs tout le temps devant les films » ! ça n’a rien à voir !

  19. Blou dit :

    Salut :)
    Merci pour cet article, je m’y reconnais pas mal. On (et moi aussi) m’a toujours décrite comme émotionnellement hypersensible, mais je n’avais jamais réalisé que j’étais également très sensible sur d’autres points. Je pensais être quelqu’un de maniaque, de « chiant », parce que je déteste qu’on me parle trop fort, ou qu’il y ait trop de bruit en général. Du coup je voulais te demander, quel casque anti-bruit as tu choisi? Je pense qu’à bien des égards ça me rendrait la vie plus facile, je suis en train de parcourir les descriptions des modèles, mais j’aimerais bien avoir ton avis.

    Encore merci pour cet article, ça fait un petit moment que j’essaye de me protéger de certaines choses, mais je n’avais pas pensé (du moins pas aussi clairement) à ce que tu évoques ici.

    • Bleu dit :

      Bonjour Blou, alors j’ai un casque anti-bruit qui provient de la boutique (physique et en ligne) Acoufun. C’est ce modèle mais je ne sais pas si c’est le meilleur. Sinon j’aimerais beaucoup beaucoup acheter un casque audio antibruit, et plus précisément le sans fil Parrot Zik 2.0 ! J’espère que ces références t’aideront, sinon j’en ai vu passer d’autres dans les commentaires plus haut :)

  20. zazou dit :

    Salut Bleu,
    Merci beaucoup pour cet article ! J’avais un peu la même impression que Blou, d’être trop demandeuse et de ne pas assez « prendre sur moi », de m’énerver pour un rien.. Ca fait du bien de voir que d’autres souffrent des mêmes problèmes !
    Sans me qualifier d’hypersensible, j’avais aussi développé pas mal de ces stratégies dont tu parles : mes boules quiès ne me quittent jamais (je les conseille d’ailleurs pour les séances de cinéma, qu’elles rendent plus agréables, et aussi pour les lieux bondés ou à forte musique, elles aident à discerner les sons et éviter l’effet cocktail), j’ai toujours une écharpe où plonger mon nez, je sélectionne mes vêtements en fonction de leur douceur… Et pour le boulot j’ai un casque de chantier (trouvé au Brico, comme je ne peux pas garder les boules quiès trop longtemps d’affilée) dans chaque bureau! (car l’open space est pour moi le pire ennemi des hypersensibles de l’ouïe.) Heureusement mes collègues et supérieurs sont assez cools pour tolérer que je m’isole de cette manière.
    Je vais par contre suivre le conseil des rideaux occultants et du simulateur d’aube, et arrêter d’essayer de m' »endurcir » en dormant dans des environnement peu adaptés.

  21. Noub dit :

    Bonjour,

    Merci beaucoup pour cet article qui met le doigt sur une question très importante. Je réalise depuis quelques temps que je suis occasionnellement hypersensible et je voudrais souligner quelque chose qui, il me semble, n’a pas été évoqué jusqu’à présent. Chez moi, j’ai fait le lien entre certains pics d’hypersensibilité et des périodes spécifiques de mon cycle hormonal et cela m’aide beaucoup à prévenir mais aussi expliquer aux personnes qui m’entourent mes réactions parfois surprenantes. En particulier, il m’arrive de ne pas supporter du tout les contacts type effleurement durant les premiers jours de mes règles ou de ressentir le besoin d’une plus grande distance physique avec les personnes qui m’entourent ces jours-là au risque de me sentir réellement agressée si elle n’est pas respectée.

    Par ailleurs, l’adoption des boules quiès et des lunettes de soleil il y a quelques années a été une véritable révélation!!!

    Merci encore et bonne continuation :)

  22. Géraldine dit :

    Merci pour cet article, je m’y reconnais totalement étant moi-même hypersensible. J’ai déjà adopté sans le savoir quelques conseils que tu donnes (ahhhh le plaisir d’enlever ses lunettes et de ne plus rien y voir, un truc qu’en général personne ne comprend !!! le voir écrit ici me fait un bien fou !!!). Pour ma part j’ai aussi arrêté la radio le matin (France Inter c’est bien, mais les news horribles dès le matin qui me mettaient le blues, non merci, j’ai mis du temps à comprendre que c’est pour ça que j’avais le vague à l’âme dès le matin). Et même de façon général j’évite d’écouter les radio d’info et de regarder le journal télévisé. Si je veux m’informer je le fais avec des journaux écrits et je choisis MON moment pour les lire. J’évite également les films violents ou faisant peur etc. Je vis au maximum dans le silence. Passer du temps dans la nature est un bon moyen de ressourcement pour hypersensible je trouve. J’essaie également de m’entourer de plus en plus de matières naturelles (bois, cotons) plutôt que plastique ou synthétique. Je prévois aussi dans mon emploi du temps des moments de récupération et j’accepte aussi que j’ai besoin de ces moments (j’ai mis du temps à accepter ça). J’évite de sur-remplir mes journées. Pour mon hypersensibilité émotionnelle je vais beaucoup mieux depuis que je médite régulièrement et que je pratique le Yoga.
    En tout cas merci d’en parler, ça fait du bien de savoir qu’on est pas seul car c’est vrai qu’on vit dans un monde où le bruit, la vitesse, l’hyper-activité, a dureté des sentiments et la force sont mis très en valeur.

    • Bleu dit :

      Merci Géraldine pour ton message et tes astuces ! En effet j’ai remarqué que les matières naturelles étaient beaucoup plus agréables à vivre en tant qu’hypersensible :)

    • Julie dit :

      Bonjour mademoiselle Bleu, bonjour Géraldine
      Je me reconnais moi aussi dans l’article et ce commentaire en particulier. Même si je me doutais bien être hypersensible aux émotions et aux sens, c’est finalement rassurant de savoir que cela ne vient pas de mon imagination et que l’on est pas seule. J’ai encore parfois tendance à me dire que j’exagère, que les autres aussi ressentent cela sans un faire tout un patakès…
      Pour ma part, depuis très jeune je souffre de « tics », que les psychologues ne savaient attribuer qu’à un simple stress. Or, de plus en plus je comprend que mes tics sont dus à une hypersensibilité au toucher et à la vue (par exemple: le moindre cheveu qui me gène dernière l’oreille peut générer un nouveau tic car je ne supporte pas l’effleurement, une lumière trop forte me fera anormalement cligner des yeux, etc.).
      J’ai également eu une période difficile (mais courte heureusement) où je travaillais dans un environnement éclairé au néon et climatisé, à un comptoir de vente, et où l’agression visuelle était telle que je n’arrivais littéralement plus à garder les yeux ouverts (les clients se posaient des questions…).
      Depuis, je fais tout pour me préserver, et généralement les gens autour de moi comprennent et apprécient même la démarche (baisser le son de la télé, mettre une lumière tamisée ou naturelle, aérer ou parfumer légèrement une pièce à l’odeur trop forte…tout le monde s’y retrouve!).
      Petite anecdote: j’adore la décoration minimaliste (je suis en plein aménagement dans une nouvelle maison) et grâce à cet article je comprend à présent pourquoi! :)
      Merci pour vos témoignages et on courage à tous!

  23. Alycia dit :

    Un grand merci pour cet article que je vais m’empresser de partager avec mes proches qui ne me comprennent pas toujours. Pour eux, je passe ma vie à exagérer les choses : « mais non ce n’est pas trop fort » ou encore « tu ne peux pas aimer l’odeur des fleurs comme tout le monde ? » ou « tu feras comment quand tu auras un copain et qu’il voudra te toucher ? »
    Comme tu le dis, l’hypersensibilité n’est pas commune et peu de gens savent finalement ce qu’on peut ressentir et vivre au quotidien. Malheureusement, je suis hypersensible de tous les sens, à plus ou moins haute dose, mais tout de même. Ce n’est pas évident tous les jours de vivre avec cela, mais grâce à des articles comme les tiens, on commence enfin à être compris.
    Merci aussi pour tes conseils, on n’en a jamais assez pour combattre ces désagréments ! :)

  24. Claire dit :

    Bonjour,savez vous si il existe une hypersensibilité au froid? et comment y remédier? en effet, je suis hyper sensible émotionnelle,aux bruits et au niveau cutané je ne supporte aucune étiquette, aucun vêtement serré, je détecte et ôte le moindre cheveu coincé entre ma peau et mon vêtement!
    De plus,je suis hyper frileuse au point de le considérer comme un handicap.J’ai facilement 5 couches de vêtements chauds et 2 paires de chaussettes de laine quand mes voisins ont un seul Tee shirt à 20 degrés dans la pièce !!c’est mon premier critère de choix d’habits entre septembre et juillet…J’y réfléchis avant chaque sortie. En extérieur mais aussi en sortie sociale,difficile d’être féminine
    J’écris rarement de commentaires mais là, je lance un SOS ! hihi. Merci pour vos retours et suggestions

    • Julie dit :

      Bonjour Claire,
      Je te comprends car moi j’ai toujours froid, mais ensuite j’ai souvent vite chaud, bref peu de tolérance face aux températures! En hiver, la première chose c’est d’appliquer la technique de l’oignon (ex: un débardeur sous un haut ou une robe, puis un pull et/ou un gilet dessus, une écharpe pour le cou et la nuque (où se situe le centre de la régulation thermique!), des gants toujours dans le sac pour sortir ainsi qu’un bonnet pour les oreilles. Pas de chevilles à l’air et encore moins le dos et le ventre (débardeur dans le pantalon, ni vu ni connu 😉 ). Il ne faut pas avoir peur de ne pas suivre la mode en tout cas, mais on peut tout à fait être féminine tout en étant bien au chaud 😉
      Il faut aussi s’adapter aux températures ambiantes, en se forçant un peu à enlever des couches à l’intérieur pour réduire les écarts de température, et ne pas monter le chauffage trop fort quand on doit ressortir ensuite. Bannir les courants d’air.
      Après si tu as les extrémités toujours froides comme moi (doigts, pieds, oreilles, nez), c’est aussi un problème de circulation sanguine, et pour cela il faut faire circuler le sang en faisant des mouvements adaptés (pour les oreilles et le nez, simplement les réchauffer avec les mains), et/ou en parler à ton médecin.
      J’espère avoir pu t’aider avec ces petits conseils issus de mon expérience personnelle, forgée à chaque hiver! lol

  25. Karine dit :

    Hypersensibles… adoptez un chat, pas forcément un chaton de race payé à prix d’or, non, juste un chat que vous aurez récupéré dans une SPA ou autre association, vous ferez un heureux et il vous le rendra largement en transformant votre foyer en un lieu chaleureux et reposant.

    Pourquoi un chat ? Parce que c’est doux au toucher, c’est propre et reposant, particulièrement si vous en prenez un déjà d’un certain âge, vous savez, ceux dont plus personne ne veut car trop vieux.

    Je pense que les chats sont plus adaptés que les chiens lorsque l’on est hypersensible car moins remuants.

    Le chat n’est-il pas l’animal préféré des écrivains et des poètes ? On sait que ces personnes ont besoin de calme et de concentration et le chat est un compagnon idéal pour cela.

    Je me définie comme étant « hypersensible », oui, je mets des guillemets car c’est un mot un peu fourre-tout, utilisé souvent à tort, car comme le disait très justement un commentateur (ou commentatrice ?), il ne suffit pas de pleurer devant un navet sentimental pour se considérer hypersensible, ça c’est être émotif, très différent.

    Pour en revenir à mes chats, donc, pour avoir eu des chiens et des chats, j’ai remarqué que malgré tout l’amour que je leur portais, mes chiens me stressaient énormément, bruyants, remuants, ils me rendaient fébriles, au contraire, avec mes chats, je me sentais sereine, calme et cela était renforcé par leur contact doux et leur ronronnement.

    D’ailleurs, avez-vous entendu parler de la ronronthérapie ? Tapez ce mot sur votre moteur de recherche, vous y découvrirez des tas d’informations intéressantes sur le sujet.

    Donc, voilà, c’est une suggestion supplémentaire à la liste déjà bien complète de l’auteur que je félicite pour son excellent article.

    Si vous décidez de prendre un chat, attention, c’est un engagement, il faut le soigner, le nourrir, mais surtout, il faut… l’aimer.

    Oh ! J’oubliais, pour les personnes hésitantes mais qui aiment les animaux, il existe une association qui se nomme « prête-moi ton chat », le but, garder le chat d’un particulier de manière bénévole, le propriétaire se chargeant de fournir nourriture, couchage, litière, joujoux, etc… l’association servant d’intermédiaire. Là, idem, vous trouverez les informations en tapant « prête-moi ton chat ». Cela vous permettrait de voir si la cohabitation avec un animal vous conviendrait et qui sait, avoir ensuite l’envie d’adopter un petit félin bien à vous.

    Bon courage à tous, être hypersensible ce n’est pas facile, encore que certains vivent cela presque comme un « don du ciel », une sorte de supériorité par rapport au reste du monde et le revendiquent haut et fort, personnellement, je m’en passerais bien, tout m’insupporte, les bruits, les odeurs, la foule, je me sens agressée perpétuellement et je vis en état de stress permanent, non vraiment, c’est tout, sauf un « don du ciel ».

    Heureusement, j’ai mon chat, lui seul arrive à apaiser mes angoisses et ma solitude (phobie sociale).

  26. Aure dit :

    Je suis heureuse de tomber sur votre blog.
    Je me sens moins seule.
    Merci Google lol (un peu d’humour).
    Je suis pour part devenir hypersensible suite à de gros chocs emotionnels.
    Je me suis disons auto-dianostyquée car le corps médical n’a rien trouvé chez moi de particulier sauf des allergies aux pollens et 2 minis cataractes non opérable pour le moment.
    J’ai 31 ans mon quotidien restreint à cause de mon hypersensibilité aux odeurs et ma photophobie.
    Je ne supporte pas les odeurs chimiques et de fleurs une horreur me serrer la gorge tellement s’est fort.
    Merci pour vos petits conseils :).
    Comment le vivez-vous au quotidien ?
    Est-ce que vous avez pu trouver aide auprès d’un médecin ?
    Je souhaite une bonne soirée.
    A bientôt j’espère.
    Aure.

  27. Anne-France dit :

    Bonjour,

    super interessant comme article, tout comme le blog a l’air pas mal (c’est la 1ère fois que je le Visite, et je suis tombée dessus justement parce que je recherchais des informations sur « l’hypersensibilité aux Stimuli internes »).

    En fait, tout comme cela a été cton cheminement à ce que j’ai u comprendre de l’ensemble des articles que j’ai lus/survolés, j’essaie de me renseigner afin de m’améliorer / d’améliorer ma vie:
    – je me suis rendue compte il y a peu que mon caractère reflétait de l’introversion (je ne m’étais jamais vraiment posée la question jusqu’ici mais j’ai l’impression parfois d’être tellement à mille lieux de ce que mon copain (Avec qui je suis depuis deux ans) me raconte de sa jeunesse, ses expériences etc. et en fait ça vient de ça, d’être plus portée vers soi que vers les autres etc…
    – je souffre d’un SPM assez sévère depuis 1 an et 1/2, Avec BCP d’irritabilité, une sensibilité accrue, envie de tuer tout le monde à ce moment-là lol, d’aller vivre toute seule sur une île déserte pour qu’on me fiche la paix…
    – et je me rends compte que je suis hypersensible à BCP de choses venant de l’extérieur (faut croire que mon hypersensibilité est passée de l’intérieur à l’extérieur de moi…): le bruit (un tout Petit bruit peut me réveiller -alors que je vais m’endormir devant la télé-, ou m’énerver au choix), la lumière dans une moindre mesure (même s’il faut que je dorme le plus possible dans le Noir, ce qui n’est pas le cas de mon copain…) mais enfin et surtout des conditions extérieurs: le froid et le vent surtout vont avoir un gros Impact sur moi => maux de tête voire maux de ventre, irritabilité, envie par conséquence de rentrer chez moi…

    je crois que le plus dur dans tout ça ce sont les réactions en face de soi.
    Jusqu’à il y a peu je fréquentais des gens qui me ressemblaient pour ainsi dire.
    Mais Avec mon ami actuel j’ai l’impression d’être passée de l’autre côté du mur et ce n’est pas facile, il ne comprend pas forcément mes réactions, pense que je le fais exprès ou, pire, que je ne sais pas m’amuser (contrairement à lui, par ex., je supporte l’alcool qu’à des doses modérées, et encore, pas toutes les sortes :-()
    Avec le temps on s’apprivoise donc ça va beaucoup mieux qu’au début mais c’est quand même dur d’avoir l’impression d’être une « extra-terrestre » ou d’être dans un certain sens passée un peu à côté de sa vie car je n’aimais pas aller aux fêtes, les boîtes de nuit etc. par ex, je n’ai jamais eu une bande d’amis mais des amis malgré tout – contrairement à lui.
    Même si je sais que c’est ma vie et que, si je devais la refaire, je le referai pareil car je ne pourrais pas aller à l’encontre de mon caractère…

    Bref, tout ça pour dire merci pour cet article car c’est un des seuls (voir le seul) que j’ai pu trouver sur le net et que ça me permet de me sentir moins seule, surtout au vue de tous les commentaires existants!!

    Au plaisir de continuer à le lire!

  28. Magali dit :

    Bonjour,

    Merci de partager votre expérience et votre regard sur l’hypersensibilité.
    Je me penche justement sur le sujet car ma fille est hyper sensible au niveau du toucher. En cherchant des informations, je tombe sur votre article et je découvre l’hypersensibilité sensorielle. J’ai 40 ans, je découvre que d’autres personnes ressentent comme moi. Je ne m’en étais pas inquiétée, je me suis habituée et acceptée différente. Les bruits, comme les odeurs peuvent m’enrager en un éclair ou totalement me détendre et me rendre heureuse. Sensible à certaines lumières aussi. Idem pour l’aspect émotionnel. Ce qui complique les choses c’est quand l’entourage ne saisit pas ce que cela représente. Maintenant je constate que finalement je ne suis pas du tout venue d’une autre planète, je vais poser mes arguments avec plus de poids. Juste pour que c’est aspect de moi soit mieux reconnu.

    J’en reviens à ce qui motive ma démarche de rechercher des informations, l’hypersensibilité tactile de ma fille de 10 ans. Par exemple, le velour d’un pyjama touché dans un sens, ça va, mais dans l’autre sens ça la gêne beaucoup. Il lui arrive de mettre des gants pour lire dans son lit car trop de matières la gênent. Et ce n’est pas une mince gêne, ça la fait réagir vivement, comme une rejet, une douleur. Je viens de réaliser que les draps lui font le même effet. Visiblement c’est surtout les tissus. Et ce n’est pas que la pulpe de ces doigts, si je caresse ses doigts ou la paume de ses mains, même réaction. Etc.
    Je vais chercher des solutions adaptées pour elle.
    Et aussi lui parler de ces commentaires des uns et des autres, ça peut réconforter ou rassurer de savoir que c’est vécu par d’autres, que c’est reconnu.
    Cela permet de relativiser et de reconnaître notre particularité.
    Votre message m’invite à réfléchir à ajuster les mots pour s’inviter soi et inviter les autres à reconnaître une différence sans mettre d’étiquettes peu valorisantes. Merci.
    Conernant le réveil avec une lumière d’aube, avez-vous une référence car c’est assez cher et les critiques des utilisateurs ne m’invitent pas à franchir le pas de l’achat ?

    Bonne continuation à tous et toutes. Pensées encourageantes à ceux qui doivent surmonter les difficultés autour de l’autisme.

    Magali

  29. Beaujard dit :

    bonjour, je n’ai pas parcouru tous les commentaires, j’ai vu qu’il était question de l’autisme, mais je vais ici vous parler des SURDOUES ( ou personnes à haut potentiel, ou intellectuellement précoce…). J’ai 43 ans, et je sais que je suis surdouée depuis seulement qq années. J’ai deux enfants, également surdoués, et j’observe chez eux la même hypersensibilité que chez moi, qui est complètement typique des « zèbres ». Une très forte sensibilité aux odeurs, depuis tt-petits, un rapport très particulier à l’alimentation, et un dégoût qui peut survenir du jour au lendemain, lorsque les sens sont vraiment trop sollicités. Par ailleurs, ils sont capables (et moi aussi) de reconnaître au nez et au goût une épice inconnue de tous leurs camarades… Une très forte intolérance à la douleur pour mon fils et moi (qu’est-ce que j’ai entendu comme moqueries lorsque j’étais petite ! « petite nature » et autres qualificatifs plutôt dégradants). Une peau qui ne supporte rien, qui gratte, qui rougit, qui marque, qui sèche…
    Bref, et je ne vous parle pas de la gestion des émotions !
    Alors si ce n’est pas déjà fait, explorez-donc cette piste, je vous le conseille. Le jour où j’ai su que j’étais surdouée, je n’ai plus eu honte de toutes ces manies et parades développées au fil des années, qui semblaient aux yeux des autres complètement ridicules,et j’ai appris à être fière de ce qui me semble aujourd’hui un véritable don, et qui me construit entièrement. L’hypersensibilité est à la fois une grande vulnérabilité, cela, il faut l’accepter, mais c’est en même temps une grande force et un atout immense…

  30. Lilou dit :

    Bonjour, je viens de trouver votre article et je le trouve intéressant. Je voulais vous demander si vous aviez des soucis lorsque vous êtes malade. Personnellement, à partir de 37° je commence à sentir des courbatures. Ma température habituelle n’excède pas 36,5-36,6. A 37° j’ai l’impression d’être grippée.. Merci d’avance pour votre réponse (si vous voyez ce commentaire 😉 )

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