Hyperempathie, le doute d'être soi

Hyperempathie, le doute d’être soi

Cogiter - 17 jan 2015 - 55 commentaires

Hier dans la nuit, j’ai fini de lire un livre extrêmement intéressant : Je mange donc je suis, surpoids et troubles du comportement alimentaire, de Gérard Apfeldorfer.

Un livre qui se dévore

En parcourant les premiers paragraphes, je me suis dit que je parlerai de ma lecture ici sur le blog, parce que c’est bien écrit, et qu’on apprend plein de choses sur notre rapport à l’alimentation (et donc au corps). Pourquoi l’alimentation a-t-elle une dimension sociale ? Comment se construit notre image du corps ? Les personnes obèses ont-elles toutes des troubles alimentaires ? Quelle est la part de l’environnement extérieur (famille, stress) dans les troubles alimentaires ? Les réponses à ces questions sont appuyées par des recherches biologique, psychologiques, sociologiques, et psychanalytiques.

Même si vous n’êtes directement concerné-es par les troubles alimentaires et/ou le surpoids, je vous conseille ce livre, qui est une vraie mine d’information. C’est aussi une lecture qui permet de changer de regard sur l’obésité, une condition méconnue et victime de préjugés, même (et surtout ?) de la part du corps médical.

Et puis, en tournant les pages, j’ai compris que je ne pouvais pas vous faire seulement une fiche de lecture. Parce que ce livre fait écho de façon assez troublante à mon vécu. En effet, au 2/3 du livre environ, l’auteur aborde une théorie aussi intéressante qu’inédite pour moi : les troubles alimentaires seraient souvent liés à l’hyperempathie. Pourquoi pas. Je n’avais jamais entendu ce terme avant, même si je considère l’empathie comme une des plus belles qualités, et que j’ai tendance à l’exiger chez les autres. J’ai lu avidement le reste du livre, et je me suis reconnue quasiment mot pour mot dans la description de l’hyperempathie, et de ses conséquences.

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L’hyperempathie, bénédiction ou malédiction ?

Si l’empathie est la « faculté intuitive de se mettre à la place d’autrui, de percevoir ce qu’il ressent » (définition Larousse), ce qui est un atout non négligeable au quotidien, l’hyperempathie est plus dur à gérer. La personne hyperempathique ressent si intensément les émotions des autres qu’elle s’oublie totalement. Elle a des difficultés à prendre de la distance vis à vis de ce qu’elle ressent, elle manque de recul. Ce qui devrait être un atout est alors souvent vécu comme un handicap.

L’auteur explique que l’hyperempathique, « captant les émotions des autres, leurs désirs, leurs opinions, mais incapable de s’en détacher, s’y trouve comme englué et pris au piège. Sa difficulté n’est pas de comprendre les autres, mais de se situer par rapport à eux. L’attention de l’hyperempathique étant captée par ce qui lui est extérieur, ce mouvement l’empêche d’effectuer un retour sur lui-même. De fait, tandis que le monde du dehors est perçu comme plein et captivant, le sujet se perçoit comme vide, irréel. »

Manquant de références internes, l’hyperempathique rencontre des difficultés à objectifier et rationnaliser ce qui lui arrive. Par exemple, dans mon cas, il m’arrive de me passionner pour un film, ou de vivre intensément une discussion avec un ami, mais d’être incapable plus tard de la raconter à une autre personne, car je ne me souviens pas du déroulé de l’histoire, ni des mots utilisés. Je ne me rappelle que des émotions, qui sont si subtiles que j’ai du mal à les retranscrire. D’ailleurs, parfois, je ne sais plus si j’ai ressenti ces émotions, si c’est l’autre qui les a ressenti, ou si je les ai imaginé.

D’autres difficultés sont détaillées dans le livre, notamment à propos de la perception du corps, des relations sociales, et bien sûr du rapport à la nourriture, puisque c’est le sujet central du livre.

Quand on se sent envahi de la sorte par les émotions des autres, il y a deux parades, d’après l’auteur :

• L’hyperactivité, qui consiste à se plonger corps et âme dans « le monde extérieur », ne faire qu’un avec lui. L’hyperempathique hyperactif recherche le regard des autres pour se sentir exister, se sentir vivant-e. Tant qu’il/elle est en action, c’est l’euphorique, mais lorsque l’attention des autres se détourne, il/elle se sent vide. Pour ne pas se confronter à ce « brouillard », des techniques sont mises en place : se plonger dans le travail, rechercher les sensations fortes, se passionner pour certains loisirs, et bien sûr manger. Car la nourriture reconnecte au corps.

• Le syndrome d’opposition, appelé aussi « ni-ni », qui se base sur un processus d’affirmation par le « non ». L’hyperempathique dans l’opposition refuse toutes formes d’autorité : hiérarchie, contraintes financières, contraires horaires (et donc tendance à la procrastination). Il/elle se sent tellement envahi-e par l’extérieur, que le seul moyen de se sentir exister est de faire le contraire de ce qu’on attend d’il/elle. Cela peut aller jusqu’au refus de faire des gestes du quotidien, comme s’alimenter.

Les hyperempathiques peuvent adopter des conduites dans ces deux catégories en proportions variables. Personnellement, je me reconnais énormément dans la deuxième catégorie.

Une dernière question reste en suspens : l’hyperempathie est-elle la cause ou la conséquence des troubles alimentaires ? Pour Gérard Apfeldorfer, cela dépend du vécu de chacun-e. Telle personne hyperempathique (de naissance et/ou à cause de son environnement familial) peut développer une boulimie réactionnelle, et telle personne obèse peut devenir hyperempathique par déni de sa propre réalité, de son propre corps.

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Le mot de la fin

Cet article a une dimension très personnelle, presque intime. J’ai un peu hésité avant de l’écrire, j’ai conscience que ce n’est pas dans ma ligne éditoriale et que c’est un sujet sensible. J’ai finalement décidé de l’écrire pour « garder une trace » de cette découverte importante, et aussi permettre à d’autres personnes de se reconnaître, de mieux se comprendre. Et petite victoire, j’ai même résisté à la tentation de le faire relire par mon copain pour « savoir ce qu’il en pense », j’ai décidé de me fier à mon ressenti à moi.

Peut-être que je ne suis pas vraiment hyperempathique, après tout, peut-être que je suis « juste » sensible, peu sûre de moi. Que je le sois ou pas, ce n’est pas vraiment ça le plus important. Lorsqu’on ne sait pas toujours très bien faire la différence entre soi et le monde extérieur, lorsqu’on se sent caméléon, ça fait du bien de savoir que l’on est pas seul-e à vivre ça, que ça s’appuie sur des choses concrètes, que c’est la réalité. J’ai l’impression de franchir une étape supplémentaire vers l’acceptation. Les mots contre les maux.

Si comme moi, vous vous reconnaissez dans l’hyperempathie, je serais ravie de lire vos témoignages et d’échanger avec vous !

55 réponses à “Hyperempathie, le doute d’être soi”

  1. charlotte dit :

    oh je suis un peu sonnée là, je découvre ce mot et ça fait du bien de mettre des mots sur ses maux, des fois les mots ont une certaine force et à cet instant je ne sais pas trop où me situer encore.Juste l’envie d’en savoir plus Merci pour la découverte le certain soulagement et toutes les questions qui arrivent en tourbillon

    • Bleu dit :

      Merci pour ton commentaire, je suis contente que ça te parle, je te conseille vivement le livre alors :) j’ai lu aussi « Ces gens qui ont peur d’avoir peur : Mieux comprendre l’hypersensibilité » d’Elaine Aron, ça pourra peut-être t’aider ! Bises.

      • Julie dit :

        Bonjour. Je vie de plus en plus mal. J’ai compris il y a peu ma « maladie » l’hyperempathie… Je ne ris plus! Le monde me noie dans la tristesse. Les problèmes de mes proches sont MES problèmes. .. au contraire je suis en sous poid . Je dévore mais le stress fait que je ne prends pas 1 gramme. . ça dure depuis longtemps. . Trop , j’ai l’impression que j’ai toujours été comme ça. Je suis enceinte et je n’arrive pas à changer. J’ai pourtant plus trop de vie sociale j’essaie de ne plus suivre les infos…. auriez-vous des conseils? ?

        • Bleu dit :

          Bonjour Julie, l’hyperempathie n’est pas synonyme de tristesse. Et ce n’est pas quelque chose qui a besoin d’être changé, juste apprivoisé. Je pense que le mieux serait que vous suiviez une thérapie ! Bon courage !

  2. Fizette dit :

    J’ai commencé à lire ton article ce matin et ça m’a tellement bouleversé (bizarrement) que j’ai décidé de ne le reprendre que ce soir. Je me reconnais beaucoup (et j’ai du coup commandé le livre) mais je fonctionne dans l’hyperactivité… c’est tellement dur à vivre au quotidien. Après est-ce que je le suis vraiment ou est-ce une forte sensibilité ? je ne sais pas… mais quand quelqu’un va mal je pleure avec lui mais je ne suis pas capable de retenir pourquoi on a pleuré. Ou parfois je prends sur moi mais après « j’explose »… braf on verra avec le livre :)

    • Bleu dit :

      Merci pour ton commentaire, je suis touchée par ce que tu dis. J’espère que la lecture pourra t’aider à mieux te connaître, comme il m’a aidé :) oui c’est dur à vivre au quotidien, c’est envahissant. Malheureusement dans le bouquin ils donnent pas de « solutions », mais je suis sûre qu’on peut apprendre à vivre avec son hyperempathie ou hypersensibilité, et en fait un vrai atout ! Bisous.

      • Fizette dit :

        Oui il faut aussi trouver le métier qui corresponde.
        Et je pense qu’il n’y a pas de « solutions » de toute façon, ce n’est pas quelque chose qui se « soigne ».
        On arrivera à tirer du bien et du bon de tout ça :).
        Bisous

        • Élisabeth dit :

          Synchronicite car j’essaye d’expliquer cet etat d’etre mon ami, hier. Jung a dit que sans emotion nous ne pourrions pas changer l’ombre en lumiere, alors peut etre que de percevoir tout ce qui nous entoure et de s’en laisser traverser comme a soi permet de transmuter, alchimiser….si nous ne pouvons pas changer cela, donnons lui un sens?

    • Lucie dit :

      Ahah ! Pareil pour moi. Ça me crée des difficultés au travail. Je suis tout le temps en train de me mettre dans la tête des autres et ne plus savoir ce que je dois faire. Je calcule tout (si je fais ça, les conséquences seront ci alors je vais plutôt faire cela…), du coup, je n’arrive pas à trouver ma place ni à avoir confiance en moi… Mais effectivement, savoir d’où ça vient peut nous donner un point de départ pour le surmonter !

      • Bleu dit :

        Ah oui, au travail je trouve que c’est souvent l’endroit le plus difficile à vivre pour les hyperempathiques… Bon courage et bonne continuation :)

  3. Marion dit :

    Je connais et je crois que je pourrais me reconnaître dans ce livre, que je vais acheter. Je fonctionne en yoyo, pour mon poids comme pour mon rapport au monde. J’ai lu il y a quelques mois Kaleb, une trilogie fantastique où le héros est un « empathe ». Il y a un passage dans le premier tome sur le végétarisme qui est lié à l’empathie… ça m’a parlé parce que c’est exactement ce que je ressens. En tout cas merci pour le partage, ça fait du bien de mettre des mots et de savoir qu’on n’est pas seule.

  4. […] il y a une tendance très nette aux troubles du comportement alimentaire (je vous invite à lire cet article qui explique un peu ce que je veux dire), et puis une empathie décuplée, que dis-je, centuplée ! L’empathie, et dans mon cas, […]

  5. Elisabeth dit :

    J’ai d’abord lu ton témoignage publié sur le blog délectable d’Ophélie. Puis je suis revenue sur le passage de l’hyperempathie en pensant à ma sœur et à mon fils aussi… Mais je me suis reconnue : officiellement végétarienne depuis 3 mois mais intéressée depuis toujours à ce type d’alimentation bienveillante, trouble d’opposition à l’autorité, à un horaire fixe et rigide (j’envisage sérieusement tout lâcher pour faire l’école à la maison à mon fils) besoin de faire différent, le brouillard, être engluée dans les besoins des autres… Ça nuit à mon travail, j’en suis certaine, j’en suis malheureuse aussi… Je réalise tout ça à 35 ans, je te félicite d’avoir fait cette découverte tot dans ta vie! Merci!

    • Bleu dit :

      Salut Elisabeth, c’est le témoignage de Pauline (http://unejeuneidiote.com/) que tu as lu sur le blog d’Antigone, même si je m’y reconnais beaucoup aussi. Effectivement, ce n’est pas facile à vivre d’être hyperempathique mais ça faut du bien de mettre des mots dessus ! Personnellement, une thérapie m’aide beaucoup, et les lectures aussi. Bonne continuation !

      • Elisabeth dit :

        Je me suis mêlée dans les témoignages sous l’effet de l’excitation de cette découverte sur moi-même… Désolée… J’envisageais déjà la thérapie et je vais assurément poursuivre mes lectures!
        Pleurer devant un documentaire sur les animaux par ce que la maman singe berce son bébé mort… Ma relation avec l’argent … Ouf tant d’exemple!
        Quand j’ai raconté ça à mon conjoint, il m’a reconnue aussi !
        Merci!

  6. Lucie dit :

    Wouah! C’est la première fois que je lis ça et je suis très étonnée de la description. L’hyperempathique hyperactif me fait beaucoup penser à mon passé et même à mon présent. Je crois que je vais acheter ce livre pour essayer d’en savoir plus. Merci beaucoup !

  7. Nadj dit :

    Ça alors… c’est toujours étrange cette sensation qu’on a quand on découvre un truc qui peut expliquer une bonne partie de nos problèmes ! Ça m’arrive souvent, après une engueulade (ou même une discussion intense), de ne pas me souvenir du motif précis, ou du fil de la discussion, ou pire encore, des résolutions qui ont été prises finalement, mais uniquement des émotions, des ressentis. Je mettais ça sur le compte d’une mémoire trop sélective, mais l’explication de l’hyperempathie paraît beaucoup plus logique maintenant… d’autant plus que j’ai souvent cette impression de vide, de n’avoir rien à apporter à la discussion… rah, tu viens de me retourner le cerveau, il va falloir que je me penche sérieusement sur la question ! Merci !

    • Bleu dit :

      Oui c’est une drôle de sensation ! J’en ai perdu le sommeil après avoir lu ce livre… Si tu trouves d’autres ressources concernant l’hyperempathie, fais moi signe !

  8. Freyja dit :

    Je me reconnais tout à fait dans la description… Je n’ai jamais compris pourquoi je n’arrivais pas à « définir » mes avis, pourquoi j’avais l’impression que parler à qqn me faisait changer d’avis, juste parce que je comprenais ce qu’il voulait dire; sans pour autant être influençable… Et ne jamais se souvenir précisément de ce qui a été dit, mais toujours être dans le ressenti…

    • Bleu dit :

      Je suis contente que ça mette des mots sur ton ressenti, moi aussi ça me fait ça ! Je « comprends » ce que ressens l’autre, et souvent j’ai l’impression d’être influençable à cause de ça…

  9. Hulotte dit :

    Salut,

    Sincèrement, tu as bien fait de publier cet article. Merci merci merci ! Car je viens de lire précisément les mots qui posent un peu mieux mon problème. Grâce à cet auteur (dont je vais me procurer le bouquin, assurément !), et à toi, je peux mieux cerner mon problème, et donc mieux le prendre en charge.
    J’ai tendance au ni-ni, à la procrastination, et à l’esprit d’opposition ; parallèlement, comme je fais un travail sur moi, je me suis rendue compte que j’étais, de fait, influençable (ce que je niais farouchement avant), mais je l’ai accepté : ok, je suis une éponge, mais je vais prendre le meilleur pour me construire ! Je pense que le plus important là-dedans, c’est d’apprendre à se protéger, des événements négatifs, des personnes malveillantes, etc. ; enfin en tout cas, c’est comme ça que j’ai résolu un certain nombre de choses.

    Maintenant, je vais pouvoir avancer plus encore. :)

    Bonne continuation et bonne soirée !

    • Bleu dit :

      Merci à toi pour ton commentaire positif, ça me touche beaucoup que cet article soit utile. Moi aussi je commence doucement à accepter que je suis une éponge… Effectivement il faut apprendre à se blinder face aux événements extérieurs négatifs, mais c’est pas toujours facile quand on veut en même temps garder sa sensibilité. Bonne soirée :)

  10. Flo dit :

    Un grand merci. Très intéressant! Un bon post, très utile pour moi. Je dois absolument aller plus loin pour y voir plus clair.
    Un tout grand merci.
    Ps: je suis arrivée ici via Pauline, via Antigone XXI

  11. Noulou dit :

    Je me sens aussi très concernée par cet article; mais LA question : donne t il des solutions pour s’en sortir ? Je connais son site, on paye pour accéder a des infos mais on se retrouve seul face a sa machine… En tous cas, ce la fait du bien de voir que je ne « suis pas seule » avec ce probleme complexe.

    • Bleu dit :

      Non il n’y a pas de solutions dans le livre, mais je pense qu’une thérapie peut aider, pas pour se soigner mais au contraire pour apprendre à vivre avec ce « don » un peu spécial, pour s’accepter tel que l’on est.

  12. Sabine dit :

    Je suis contente que tu ai parlé de cette lecture même si ce n’est pas dans ta ligne éditoriale.
    J’ai déjà lu un livre de cet auteur et je pensais moi aussi en faire un article, il s’agit du livre « manger en paix ». Le sujet est pas très loin de celui-ci. Je copie colle ici la description trouvé sur un site :

    « Pour être en bonne santé physique et mentale, pour faire le juste poids, il convient de laisser ses peurs alimentaires au vestiaire et de manger en paix. C’est en sachant s’écouter qu’on parvient à répondre tour à tour de façon adéquate à ses besoins énergétiques en nutriments, en vitamines et minéraux, et aussi à ses besoins émotionnels, à sa faim d’amour et d’affection. Gérard Apfeldorfer vous guide tout au long d’un parcours : vous y apprendrez à mieux choisir vos aliments, à les consommer avec toute l’attention qu’ils méritent, à faire la paix avec vous-même et avec les autres. Il vous donne aussi de judicieux conseils pour parfaire l’éducation alimentaire de vos enfants. Manger cessera d’être une bataille incessante, un problème à résoudre, pour se transformer en outil d’épanouissement personnel. »

    La lecture de ce livre est vraiment très intéressante et pour tout le monde. Il est déculpabilisant et replace la nourriture à sa place pour qu’elle nous serve et nous fasse plaisir plutôt qu’être un objet d’aliénation.

    Je suis probablement hyperempathique, tout comme j’ai pu pensé être probablement « zèbre » mais aujourd’hui, je cherche pas tellement à comprendre ce qui m’arrive car on peut l’aborder de beaucoup de manière différentes et chaque approche est intéressante mais je ne cherche pas à faire un doctorat sur ma psychologie. Enfin bref, je suis probablement à une étape de ma vie où je ne cherche plus à me comprendre, me donner des étiquettes, mais à agir et trouver des solutions. C’est pour ça que j’ai bien aimé ce livre car il permet de s’ouvrir l’esprit et se poser les bonnes questions. J’ai beaucoup aimé le fait qu’il dise qu’en soi aucune nourriture est mauvaise pour la santé (quelle qu’elle soit, même la junk food! ). Une nourriture devient mauvaise si on ne sait pas COMMENT la manger. Et ça personne n’en parle de comment manger, on ne parle que de QUOI manger…

    Bon courage à toi <3

    • Bleu dit :

      Merci beaucoup Sabine pour l’info, je vais me procurer le livre :) en effet ça a l’air bienveillant et déculpabilisant. Ton message me fait beaucoup de bien <3

  13. petit poucet dit :

    Bonjour, j’ai découvert que j’avais cette faculté pendant mes études d’infirmière. Je n’avais jamais creusé le sujet car jamais éprouvé le besoin. Je suis devenue infirmière en psy auprès d’adultes autistes. Je pense que ce métier a développé mon sens de l’empathie. Cela me convenait parfaitement et je me suis éclatée au point de devenir une sorte d’interprète, de décodeur du langage autistique, donc du langage non verbal. Or le langage non verbal est 1 langage universel.
    Tout s’est effondré pendant les attentats de janvier. Cela faisait un moment que je ressentais la souffrance de mes collègues et des patients dont je m’occupe ( l’hôpital ou je travaille est en restrictoon budgétaire ).
    Mais ce jour là, après avoir regardé rapidement les infos, j’ai été submergée par une multitude de sentiments. Certains m’étaient familiers mais d’autres totalement étrangers et trés violents. Je ne me reconnaissais plus, ce n’était pas moi, les émotions prenaient le contrôle de mon corps, je tremblais, j’avais chaud, des palpitations, le corps crispé, des courbatures. J’ai eu trés peur d’exploser et de commettre une action que j’aurai regrettée. Rassurez-vous, je suis en arrêt depuis. J’ai d’abord pensé être victime d’1 burnout mais le médecin du travail m’a confirmé que j’avais absorbé trop de souffrance, que j’étais une vraie éponge et qu’il fallait que je change de service. Je suis triste, j’adorais ce boulot et je ne comprends pas ce qui est arrivé. Depuis je cherche des réponses. Je me retrouve beaucoup dans les hyperempathiques et je me rend compte que je ne me suis jamais protégée de ces ressentis. Je dirai même qu’ils ont orienté mes choix de vie. Faut-il reprendre le contrôle, comment le reprendre? Je ne sais pas qui je suis en réalité et encore moins ce que j’ai envie de devenir. Je vais bientôt voir le psy, j’espère qu’il m’aidera à me retrouver, mais en attendant si vous avez des suggestions ou si vous me trouvez complètement folle…. merci.

    • Sandrine dit :

      Bonjour Petit Poucet, Bleu et à tous,

      ton témoignage est touchant et je ne te trouve pas folle du tout :-)

      Avant toute chose, merci à Bleu pour cet article qui m’a vraiment interpellée car m’y suis bien sur retrouvée et il vient compléter d’autres lectures / recherches sur le sujet.

      concernant ton temoignage, je voudrais partager ceci, Ressentir une trop grande souffrance et perdre pied avec la réalités sont des choses qui peuvent arriver je pense, lorsque nous avons un terrain « favorable » comme cela à l’air d’être le cas pour toi.
      Je suis sûre qu’une démarche avec un thérapeute peut t’aider. Surtout gardes confiance et sois bienveillante envers toi même. Accordes toi le temps de la réflexion et autorises toi ce repos sur soi. Lorsque nous avons eu tendance à vivre beaucoup pour les autres et faire nos choix en fonction des autres, un trop plein peut survenir suite à un choc. Je parle non pas en tant que professionnelle mais en tant que témoin ayant vécu une période de vie similaire il y a quelques années, et durant laquelle j’ai entamé un travail sur moi et découvert plusieurs ‘disciplines’ ou outils je dirai qui m’ont beaucoup aidé, telle que la sophrologie, et le shiatsu (qui permet de rééquilibrer les énergies du corps, car parfois l’hyperempathie peut être synonyme de trop de yin ou trop de yang). Aujourd’hui après plusieurs années d’un équilibre semblant être retrouvé, je vis à nouveau un moment de ‘pause’ je dirais. Ou de découverte de moi meme. La méditation m’aide beaucoup, et de manière générale, aide à accepter son état et à retirer le ‘bon’ de ce côté trop emphatique. Des lectures telles que Pierre Rabhi ou Matthieu Ricard m’ont personnellement aussi beaucoup apporté. Je te souhaite bon courage pour cette période de vie qui est, au final, une belle découverte de soi, et le chemin vers le mieux être. La vie est un mouvement, et ce que tu vis est une étape de ce mouvement, joli au final.
      Bien à toi,
      Sandrine

  14. Erika dit :

    Ce n’est pas du tout mon genre de lecture en temps normal mais cet article m’a vraiment donné envie d’en savoir plus, ça m’a tout l’air d’être un bouquin extrêmement intéressant !

    • Bleu dit :

      Merci Erika, je te conseille vraiment ce bouquin en tout cas :) j’ai lu ton petit mois il y a des mois, mais je ne te réponds que maintenant, désolée !

  15. Fabienne dit :

    Bonjour,
    Je découvre ton blog ce jour grâce à Eleusis Megara et je tombe sur cet article qui m’éclaire sur des points que je ne pensais même pas soulever ni remettre en question!
    Merci pour ton courage à publier cet article. Grâce à toi, j’y vois un peu plus clair et vais m’empresser de me documenter afin de mieux comprendre et agir en conséquence.
    Qui sait, ça pourra peut-être m’aider à mieux vivre…
    Encore merci.
    Je m’en vais lire d’autres de tes articles!
    @ bientôt!

  16. […] je suis. Surpoids et troubles du comportement alimentaire. Éditions Payot, 1991, 2001 [et lire l’article de Bleu à ce […]

  17. Typhaine dit :

    Bonjour! Je viens de finir ton article et comme les autres, je me retrouve beaucoup dedans. J’ai eu le cœur serré en le lisant, puis j’ai pleuré en lisant les commentaires. Cette hyperempathie (je ne connaissais pas ce mot il y a 15 minutes), est pesante pour moi, un vrai casse tête quotidien, depuis mon adolescence. Mais en fait c’est en te lisant et en lisant les « symptômes » que je réalise à quelle point elle est présente dans ma vie et influence chaque moment. Même si je trouve ça génial de prendre soin des autres, c’est parfois très envahissant, et le fait de l’exiger du coup chez les autres (j’ai souvent du mal à comprendre des comportements que je considère comme « égoïstes » et j’en fais le reproche, alors qu’en fait ce sont sûrement simplement des comportements « normaux »…) peut également être problématique… Les réactions démesurées également qu’entraîne cette hyperempathie sont souvent incomprises… Bref, je voulais juste te dire merci pour cette découverte et voilà que je raconte ma vie ^^ Alors merci! Typhaine (typhn9 sur instagram)

    • Bleu dit :

      Salut Typhaine, je suis contente que ça te parle, et j’espère que ça ne te touche pas trop tout ça ! Je sais que ça peut être lourd à porter. Des bisous <3

  18. Tara dit :

    Merci pour cet article… Je vivais avec les « symptômes » jusqu’à maintenant sans arriver à mettre de mot dessus…

    • Bleu dit :

      Je suis contente d’avoir pu t’aider ! Je peux te conseiller de lire le livre d’Elaine Aron sur l’hypersensibilité pour en savoir plus sur ce sujet.

  19. Turquoise dit :

    Merci merci ,excellent article qui offre de nouvelles pistes de compréhension … Oui l’hyperempathie existe et ça soulage tellement de s’y reconnaître tellement on se sent seul au monde
    Alors comment la gérer et la vivre au mieux telle est la question à présent
    Merci de ce précieux partage

  20. Turquoise dit :

    Je reviens témoigner car cet article m’a tout simplement bouleversé ; l’histoire de ma vie y est contenu avec les bons et les mauvais côtés de cette hyperempathie.
    Je pense que les premiers signes ont eu lieu dans la cour d’école où j’étais terrorisée par les quelques garçons qui s’amusaient à m’embêter , je ne savais pas me défendre .
    Par la suite , toute ma vie sera orientée vers les Autres avec un grand A tellement ils avaient de valeur.
    Pour court-circuiter mon côté éponge, je me suis à un moment donné coupée de mes émotions et suis entrée dans l’hyperactivité. Puis des proches ont eu des gros problèmes personnels et je les ai aidées jusqu’à l’épuisement pour réaliser qu’au moment où moi j’ai eu besoin d’aide car vidée de mon énergie , il n’y avait pas ceux à qui j’avais tant donné.
    Cela a été l’électrochoc , depuis je cherche l’équilibre entre ma sensibilité à laquelle je me suis reconnectée car c’est moi et c’est mon côté artiste ( peinture, écriture …) mais surtout c’est mon ADN et c’est ma particularité et l’équilibre avec l’exigence d’agressivité et d’égoïsme qu’exige le monde extérieur et notamment le milieu professionnel où l’on doit parfois se faire passer avant l’autre pour survivre, impressionner…
    Je dirais à la lumière de la révélation de cet article que mon problème majeur lié à l’hyperempathie est la relation à l’Autre, la gestion de mes priorités face aux siennes , la douleur de percevoir toutes ses mauvaises intentions, l’esclavage à ses désirs à lui sans même me rendre compte que je finis par ne plus exister …….
    Voilà , c’est cela que je voudrais gérer positivement car aimer les gens, chercher l’harmonie avec eux, les comprendre, leur donner…. Je sais faire mais ce n’est pas possible de vivre sans échange et sans équilibre alors ….

  21. Green dit :

    Je viens de mettre un mot il y a peu de temps sur ce que je suis : hyperempathique. J’ai vécu 2 fois ce don et je serais plutôt aussi du côté « syndrôme d’opposition ». Par contre, j’aurais voulu savoir s’il y avait des exercices pour « augmenter » ce don ? Merci pour vos réponses

  22. […] Je vous conseille également cet article qui apporte également un éclairage assez intéressant sur ce thème : http://www.leblogbleu.com/2015/01/hyperempathie-doute-etre-soi/ […]

  23. n y o m e n a dit :

    […] article un peu plus tôt dans la journée, qui m’a plutôt parlé de trucs que je connais : http://www.leblogbleu.com/2015/01/hyperempathie-doute-etre-soi/ (d’ailleurs n’hésitez pas à m’offrir le bouquin, hein). Je cite […]

  24. Steph dit :

    J’ai découvert cet article ce soir après m’être retrouvée prise d’une tristesse incontrôlable pour des problèmes qui n’étaient pas les miens. Je me retrouve beaucoup dans la définition de l’hyperempathie. Il faut que je prenne du recul pour le « digérer ». Quoi qu’il en soit, ça met des mots sur mon ressenti.

    Je dois soutenir quelqu’un dans une épreuve difficile. En fait, une grande partie de mon entourage fait appel à moi lorsqu’il faut surmonter des épreuves. C’est très valorisant, mes proches ont confiance en moi et me voient comme une personne intègre et bien intentionnée mais ça me ronge parfois (à vrai dire, ces derniers temps, à chaque fois). J’ai aussi souffert plusieurs fois car certaines personnes en ont tiré parti à mon détriment.
    Je ne sais pas comment je vais parvenir à contenir mes larmes demain. Le chagrin des gens qui me sont chers a toujours bcp impacté sur moi mais là, MON chagrin est (disproportionné, oui) tellement grand que je ne peux en accepter plus.

    Une nouvelle prise de conscience qui va certainement améliorer mon quotidien quand je l’aurai intégrée et m’aider dans ma thérapie.

    Merci infiniment pour ce partage!

    • Bleu dit :

      Bonjour Steph, je suis contente que mon article puisse t’aider à mettre des mots sur ce que tu ressens. Peut-être que des lectures pourront t’aider ? En tout cas, je te conseille de lire « Guérir » de David Servan Schreiber. Bonne lecture et bonne continuation ! Courage.

  25. Cécile dit :

    Merci beaucoup pour cet article qui m’a beaucoup aidée. Je suis à peine au lycée, et avant cette année je dirais, je me considérais juste comme sensible et compréhensive… Sauf que cette année scolaire m’a prouvé que j’étais forcement un peu plus que ça.
    En début d’année Je me suis « imprégnée » totalement de mes amis, j’ai eu l’impression de me perdre, je n’arrivais plus à voir « qui j’étais »… je m’explique: je me suis faite de nouveaux amis, et j’ai vu jusqu’à ma personnalité changer, je ne me sentais plus la même. Je me suis alors dis: « bon… tu as juste une bonne capacité d’adaptation, ou alors tu es très influençable ». Ça c’était une première chose.
    En deuxième partie d’année,il y a eu un événement plutôt majeur pour moi: j’ai du quitter la personne que j’aimais, et comme je le fais à chaque fois dans ma vie après un événement comme celui la, j’ai très vite changé complètement de « moi ». Mes amis étaient déroutés, et je le sentais si fort que je ne supportais plus de les voir, je voulais respirer (surtout que je ne parvenais pas à leur expliquer pourquoi je les évitais, je me sentais lâche de les fuir comme ça). Je me suis alors tournée vers d’autres personnes qui n’avaient rien a voir avec mon passé, et il n’y a que comme que j’ai pu avancer.
    En plus de ça, en cours, j’avais souvent de grosses baisses de tension ou coups de fatigue qui sont allés quelques fois jusqu’au malaise (l’infirmière scolaire avait ses petites habitudes avec moi…) dès que l’on regardais par exemple des films sur des histoires vraies un peu durs, ou lisait des témoignages… Je crois qu’à ces moments la, je n’étais plus vraiment moi-même: je captais toutes les émotions des personnages, leur vie devenait presque la mienne, si bien que je ne parvenais plus à le supporter jusqu’à devoir quitter la classe pour parvenir à me détacher de tout ça.
    Je me suis d’abord dit que j’étais une petite chose fragile à qui il faut apprendre la vie, et puis j’ai ensuite compris que la vie, je la connaissait justement peut-être un peu trop…

    Enfin tout ça c’est qu’une partie de ce qui m’a fait penser que je suis surement hypersensible et/ou hyper empathique…

    Je m’inquiète un peu pour mon avenir aussi: je veux faire vétérinaire, et j’essaie de me rassurer en disant que cette hyper empathie sera un atout plus qu’un handicap. Mais ça c’est à moi de le travailler…

    Bref merci pour cet article qui a pu mettre des mots sur ce que j’ai, ou suis, ou je sais pas quoi… Je me sens un peu moins seule et comprends un peu mieux ce qui m’arrive! Merci aussi à ceux qui ont commenté, je me retrouve aussi dans beaucoup de ces commentaires… c’est vous qui m’avaient poussée à commenter: je trouve que les expériences personnelles des autres aident beaucoup à se comprendre sois-même.

    • Bleu dit :

      Merci Cécile pour ton témoignage, c’est très touchant. Je suis contente que mon article ait pu t’aider à comprendre ce que tu vis :)

  26. Chaussette dit :

    Je ne connaissais pas du tout ce terme.

    je me reconnais bien dedans :) en plus je n’ai absolument pas confiance en moi (estime toussa).

    Et j’ai eu soi des légers troubles alimentaires…
    En tout cas je note la référence du livre :)

  27. Lilla dit :

    Merci pour cet article rassurant 😉

    Pour ma part, je pense que l’hyperempathie est avant tout un outil mais qu’il faut apprivoiser. Personnellement, j’ai longtemps souffert de contagion émotionnelle et d’une très forte culpabilité (avec cette tendance à porter -sans en avoir conscience- les fardeaux et les masques des autres). Longtemps, j’ai cherché à me reconnecter à mon corps et à sentir ses limites en mangeant démesurément, puis en jeûnant/vomissant… Jusqu’à ce que je prenne conscience que ces conduites n’étaient que des leurres.

    A force de lecture et d’introspection, j’ai fini par comprendre quelques petites choses de mon fonctionnement qui m’ont permis de vivre plus sereinement et d’écarter les conduites autodestructrices : d’abord, j’ai appris à discerner mes propres ressentis face à l’autre ; à différencier l’autre de moi-même en me posant en observatrice et en me focalisant sur les sensations de mon corps, puis à analyser ce qui se passait dans mon corps et dans mon mental. La PNL m’a beaucoup aidée ; cela me permet « d’arbitrer » les situations interpersonnelles et de prendre position par rapport à l’autre. Aussi, j’ai appris à ressentir et à décoder mes émotions et leur signification. Cette position d’arbitre neutre, d’observateur, permet (je crois) de rester dans l’empathie, en recevant l’autre sans qu’il ne nous « contagie ». Depuis que j’applique cela, toutes mes relations interpersonnelles ont évolué positivement, notamment avec les personnes à tendance manipulatrices qui avaient une emprise « physique » sur moi-même, me grignotant mon énergie ou m’alourdissant de culpabilité ou de négativité en me transmettant leur angoisse.

    Par ailleurs, je tire un grand avantage de cette capacité d’empathie forte qui, quand elle est « canalisée » me permet de comprendre et d’aider les autres ainsi que de créer artistiquement.

  28. Turquoise dit :

    Bonjour,
    Je reviens partager avec vous mes réflexions sur mon parcours D’ hyperempathe car oui maintenant c’est clair que cela a influencé tellement de choses.
    Le syndrome d’opposition décrit ci dessus est vraiment ma réaction à cela et je me retrouve bloquée depuis des années dans des non-choix c’est devenu ma seconde nature …. Quel désespoir et quelle tristesse car cela donne un sentiment de dévalorisation et surtout de subir sa vie
    Choisir c’est être puissant et actif faire des non-choix inscrit dans un refus de la puissance de la vie…
    C’est de ça dont je cherche à m’extirper aujourd’hui …comment .,, je ne sais pas trop je pense que le chemin est long ..
    Si vous avez des pistes je serais ravie qu’on partage sur des moyens pratiques de faire des choix alignés en tant qu’ hyperempathe
    Belle journée à vous

  29. Jonathan dit :

    Bonjour,
    Je trouve ton article très intéressant et je vais donc acheter ce livre car il me semble ( sans en être sûr ) que je suis hyperempathique. Tout comme toi Bleu j’ai beaucoup de mal a raconter les films, histoire à mes amis car je me rappelle plus des émotions que j’ai ressenti que des mots et du déroulement de l’histoire. De plus je ressent la douleur d’autrui : Récemment un ami m’a raconter l’histoire d’un homme ayant ses poumons contracté sans me rappeler du contexte exact et c’est alors que je me suis mis a imaginé sa douleur a telle point que j’ai cru que mes poumons allaient explosé c’est alors que je suis tombé dans les pommes car la douleur était beaucoup trop violente. Je suis un peu plus hyperactif que dans l’opposition mais je me reconnais dans les deux. Pourtant je n’ai pas l’impression de me sentir vide (irréel) ni de m’oublier dans toutes ces émotions, Ceci est peut-être dû à un très gros travail sur moi même depuis plusieurs années en passant par la méditation et un énorme intérêt pour les questions existentielles. Je vois justement les personnes qui m’entourent comme une partie de moi-même et moi étant une partie d’eux qui tous réuni ne forme qu’une seule et même entité ( dieu pour certain, force universelle pour d’autre et pour moi je l’appellerais vérité universelle )

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